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 fireflies. (grace)

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Teddy Ober-Perry
bad teddy bear
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Messages : 51
Pseudo : grimm.
Avatar : irons, gentle heart.
Emménagement : 01/12/2016
Statut : "my love is a pair of scissors i kept begging you not to run with."
Job : watchmaker at the family workshop, full-time bro.

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Relations:
Disponibilité: ♟♟♟ / booked.

MessageSujet: fireflies. (grace)   Lun 5 Déc 2016 - 17:54


we were like fireflies,
oh how they light up the darkness,
how they burn up in the night.
— we were just like them, just a flash of something beautiful.


"Alors Top-notch, quoi de neuf ?" Et de quinze. "Perry, ça fait un bail qu'on t'avait plus vu !" Et de seize. Les grandes tapes dans le dos s'enchainent dans une sorte de claquement continu, une mélodie dont il a perdu le fil, et Teddy soupçonne, il en est presque certain, sous l'Oxford de sa chemise, la peau est rouge. Elles paraissaient enthousiastes, au début, les accolades. Les démonstrations masculines d'affection surprise, paume en avant, dents blanches de sortie. Oui, il est revenu. Oui, ça fait longtemps. Oui, il se souvient de toi (pauvre tâche). Passé la douzaine, cela dit, les tapes ont commencé à ressembler moins à de la sympathie qu'à des gifles masquées, des baffes socialement convenables. De la revanche, envoyée droit dans les omoplates. Peut-être qu'il est parano, Teddy. La possibilité est bien réelle. Après tout, certains sourires sont sincères, ou tout du moins, passent ses tests. Quelques visages, qu'il pourrait compter sur une main, lui font plaisir. Parce qu'elles étaient douces, les années lycées, certes. Elles étaient faciles. Mais le truc, c'est qu'elles étaient en carton. Trop occupé à se faire admirer de tous, Teddy en a oublié de se faire aimer par quelques uns. Peu d'amitiés ont survécu au monde réel, celui qui se tapissait derrière l'entrée du lycée, qu'il a longtemps vue comme les grilles du paradis. Le temps de cette soirée, c'est plutôt le portail de l'enfer. Le plan avait été simple pourtant, imparable : entrer, attraper une coupe de mauvais champagne, fondre sur Grace. Possiblement se barrer avec l'une et l'autre pour faire un tour clandestin du propriétaire. Les deux premières étapes ont été réussies à la perfection. Le champagne est, comme prévu, mauvais. Il n'en attendait pas plus. Il n'attendait rien, et heureusement car, dans le cas contraire, tout se serait avéré être une déception. Les organisateurs ont tenu à ce que la réception ait lieu à l'extérieur, devant le bâtiment principal – car la promenade est tellement chââârmante à cette période de l'année – et Teddy soupçonne que, derrière les jolis mensonges ne se cache rien d'autre qu'une préférence grippe-sou de ne pas avoir à chauffer la salle des fêtes, déjà que le budget annuel de l'année s'est probablement fait engloutir par le mousseux bas-de-gamme. Le vent se lève, et Teddy resserre les pans de son manteau. Il le voit du coin de l'œil, Todd Parks, cet abruti de redneck de toute première catégorie, qui éclate de son rire gros et gras contre l'une des hautes tables dispersées pour l'occasion. Table qui manque de se renverser, évidemment. Le rire ne tient pas sa qualité rabelaisienne de nulle part. Au moment où Todd lève la tête, Teddy détourne la sienne. Il n'a clairement pas besoin de ça. C'est dans son virage qu'il l'aperçoit. Elle a un verre entre les doigts et le sourire qui ourle ses lèvres a l'air honnête. Peut-être qu'elle est meilleure actrice que lui (c'est irréfutable – elle l'est). Ou peut-être que Teddy est simplement le connard de la farce. Une fois de plus. Le mangemort de service. Par ta propre faute, idiot. Papillon parmi les chenilles, socialement adepte, elle quitte le groupe féminin auquel elle s'était entremêlée, sourire toujours en place, pour aller en rejoindre un autre. En cinq grandes enjambées, avantage de sa taille, Teddy l'intercepte, posant instinctivement sa main contre le coude de Grace. "Combien de temps je dois rester avant qu'on puisse considérer que j'ai tenu ma promesse ?" Parce qu'elle le connait, Grace. Elle sait distinguer l'immuable du périmé. Elle sait que la seule chose à faire pour être certaine que Teddy viendrait, c'était de le faire jurer. Car il peut briser bien des choses, Teddy, mais pas une promesse, jamais une promesse – et elle les lui arrache de la langue avec une facilité déconcertante. C'est son sourire, sa voix, sa moue, ses fossettes. Il résiste pas, Teddy, il arrive pas. Il pousse un soupir et hoche la tête. Et même s'il ne s'encombre pas – plus – de la politesse superficielle, elle est là, Grace, avec ses grands yeux et ses pommettes rondes. Alors, lèvres à moitié dans son verre, il marmonne le "bonjour" le plus sincère auquel son souffle a goûté aujourd'hui.

_________________
reason not to kiss her: she belongs in a museum, and you are merely here to gaze. look around you, all the signs scream 'do not touch'.


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fireflies. (grace)
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