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 about to break w/Victoria

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Tahoe Mount
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MessageSujet: about to break w/Victoria   Dim 4 Déc 2016 - 14:38

- TORI AND TAHOE
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De la terre presque ocre soulevée par le vent, venait lambine caresser ses joues rosies par l’effort et ce soleil qui poignait haut, régnait sur le ciel et gratifiait de ses rayons quiconque rampait en dessous, réchauffait oisif la moindre parcelle de derme qui y était exposée. Une entité particulière, Tahoe poussa un long soupire et se passa une main sur la nuque, le t-shirt trempé de sueur, il s’était délesté de sa chemise en flanelle lorsqu’il s’était armé de la fourche qu’il tenait à nouveau fermement entre ses deux mains. De là où il était posté, la propriété s’offrait délibérément à son regard vif, les couleurs ondulaient sous ses iris , s’imprimaient clairement sur son cristallin qui ne lui faisait que rarement défaut. Le froid commençait à s’attarder, invoquant les écharpes et les doudounes, tous ceux qu’il croisait arboraient les colifichets vestimentaires de rigueurs et parlaient – à quelques exceptions- d’une météo maudite qu’il leur en faisait voir des vertes et des pas mures. Les mots se succédaient, décorant une discussion superficielle, insipide, des platitudes échangées avec une volonté latente d’en venir aux faits, sans s’encombrer des fioritures de circonstances. Il s’essuya le front du revers de la main et souffla un bon coup sur les mèches de cheveux indépendantistes qui encadraient son visage, voletant, barrant sa vue, agaçant la moindre de ses fibres nerveuses. D’un geste mécanique, il ramena sa longue tignasse  vers l’arrière et fit en sorte que l’élastique empoigne tout. Holden était posté à une vingtaine de mètres de lui, en grande conversation avec les propriétaires. Ses gestes amples et les traits malmenés que Tahoe arrivait à distinguer témoignaient d’une agitation à laquelle il n’était jamais bien bon d’exposer le vieil homme. Immobile, le grand blond observa l’entretien, pas le moins du monde curieux d’en connaître la raison mais, fin prêt à intervenir si les choses venaient à se gâter. Tahoe s’abandonnait parfois à la bassesse des préjugés et ne s’extirpait de leur emprise que lorsque s’éveillait en lui la maturité dont il se portait garant, à l’occasion. Ces gens-là, comme il se complaisait toujours à les nommer, n’étaient mues que par le péché d’avidité et n’appréciaient le sens de la vie que s’il impliquait une récompense quelconque. Sept ans dans une cellule de dix foutus mètres carrés avaient suffi à démystifier toutes les grandes croyances qui lui faisaient salement la nique. Tahoe avait été à tour de rôle, une combinaison orange , un numéro carcéral, un membre de gang , un éplucheur de patates et celui qui faisait tout son possible pour rester à l’écart sans donner de motif à ses compagnons d’infortune de nourrir d’impures pensées le concernant. Il se contentait de gonfler les rangs. Comme beaucoup, il avait découvert le monde dégueulasse qui prenait forme entre les murs d’une prison d’état. Forcé d’envoyer bouler les dernières bribes d’enfance dans des salves de sang crachées et des dents ébréchées. Il avait appris à serrer les poings, à les envoyer avec précision et surtout, ouais, à encaisser les coups. Tout n’était qu’une question d’adaptation et, c’était exactement ce qu’il tentait de faire, au sein de ce ranch. Il secoua la tête et reprit ses activités là où il les avait laissé, alors que du coin de l’oeil, il vit un Holden furibond quitter son champ de vision.
Il avait réussi à ramasser la moitié du foin qu’il était censé, dans un premier temps, mettre à l’abri et , dans un second temps, distribuer aux bêtes lorsqu’il entendit des rires faire écho aux bruissements de feuilles et aux hennissements des chevaux. Il leva le regard, le porta sans vraiment le vouloir sur la silhouette longiligne qui venait d’apparaître, engoncée dans des habits d’équitation. Elle se déplaçait avec cette grâce toute légitimée que les gens bien nés réussissaient à présenter et , lui, de sa fierté toute cicéronne, en conclut que c’était surement l’heure pour la rose des champs de venir se pavaner. L’amertume de sa pensée ne le surprit pas, en revanche, l’œillade qu’il lui offrit – dépassant largement le nombre de secondes requises- elle, l’énerva beaucoup. Tahoe grogna et reporta son attention sur le foin. Autrement dit l’étendue des corvées qu’il devait accomplir. Putain, il n’y aurait jamais assez d’heures dans une journée pour en venir à bout. Il était sur le point de s’y acquitter lorsqu’il entendit un cri. Il pivota légèrement, à quelques dizaines de mètres de lui , derrière la clôture, une masse gisait au pied du cheval, geignant. Il plissa les paupières et se fit un point d’honneur à ne pas se précipiter au secours de la plante, Victoria, elle s’appelait comme ça, la fascination. Elle avait l’allure et les traits de l’audace. Il n’avait pas l’intention de lui venir en aide mais, le sort semblait l’avoir désigné comme chevalier servant. Dans son conte à lui, il tenait plus du larbin qui baissait les yeux et rasait les murs pour ne pas en apprécier la beauté insolente. Il lâcha un juron et se mit en branle, avalant les mètres. Très peu convaincu par l’urgence. Lorsqu’il la rejoignit, elle se tenait la cheville. Il se pencha à peine pour jeter un œil à la blessure. « Vous pouvez... » - est-ce qu’il devait la vouvoyer ? La tutoyer ? Lui donner du « mamzelle » ou du lady ou  rien, merde à la fin. « Tu peux te relever toute seule ? » - il fronça les sourcils, contrarié d’avoir à abandonner son travail.Contrarié d'avoir à se soumettre au magnétisme qu'il craignait surement plus que de ne pas boucler son taf.



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Victoria Ainsworth
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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Dim 4 Déc 2016 - 17:03

About to break


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l’hiver approche, le ciel se couvre, la température baisse. dire que tu ne rêves pas de temps en temps de cocooning et de soirées près de la cheminée serait mentir. mais tu n'es pas de celles à qui prend l'envie d’hiberner. tu ne peux pas te permettre de passer ton week-end à traîner chez toi les cheveux en pagaille, enchaînant les séries et scrutant les réseaux sociaux. l'ennui est ton pire ennemi, tori. et jimi n'est même pas là pour te sortir du gouffre. il t'en veut toujours de l'avoir laisser se faire coffrer à ta place la dernière fois que tu l'as entrainé dans un plan foireux. tu sens que tu perds pied lorsque tu ne fuis pas en avant pour noyer tes angoisses. il faut que tu t'occupes. c'est décidé, aujourd'hui, tu vas faire de l'équitation. tu prétends toujours en faire lorsque les doyennes du country club te demandent à quelles activités tu t'adonnes pendant ton temps libre ou pourquoi tu ne fais pas parti des fameuses belle comme ton amie alisha. tu leurs mens effrontément. tu bats des cils. tu t'improvises romancière d'une vie que la bienséance voudrait que tu mènes. l’art de la dissimulation est finalement celui que tu maîtrises le mieux. tu peux tout faire, mais tu ne le montres pas. et surtout, tu évites d’en parler. ça salirait ton image en carton. tu es un mirage, tori. une oasis. tu ne te sens même pas coupable. parce que dans ton milieu, l'hypocrisie est élevée au rang de dogme. si la prostitution gangrène la ville, il ne faut surtout pas proposer de solutions ni même débattre sur la question. non, surtout pas. il faut juste se limiter à éviter de parler des filles de joie. si quelqu'un est au bord de la faillite, il ne faut surtout pas le montrer. au contraire, il faut s’endetter encore plus et rouler dans une voiture encore plus tape-à-l’œil. si tu as un cousin gay, il faut vite le marier à la nièce d’une voisine qui a peur de finir vieille fille et qui saura gentiment garder le secret. c'est dégueulasse, mais c'est symptomatique de cette société dans laquelle tu vis. elle voue un culte aux apparences. chez toi, on colmate les brèches, on bricole, on met la poussière sous le tapis, et on ne s’attaque surtout pas au fond. on maquille pour que tout ait l’air bien. tu t'habilles pour l'occasion. tu ne montes jamais à cheval, mais tu possèdes toute une panoplie de cuissardes. tu trouverais ça presque immoral si tu n'étais pas consciente de ton besoin compulsif de jeter l'argent par les fenêtres. tu traverses l'immense demeure de ta tante dans une démarche féline qui te caractérise tant. tu traverses la porte des écuries. il n'y a personne mis à part le palefrenier. sulfureux blond. sourire que tu lui offres en guise de politesse - seulement? - sourire qui s'élargit lorsque tu t'éloignes en sentant son regard s'attarder sur toi. ce palefrenier, en plus d'être scandaleusement plus attirant que les autres employés du ranch, serait selon l'une des monitrices qui te rapporte tous les bruits qui courent, un ancien détenu. tu passes de boxe en boxe pour choisir ta monture. et bien sur, c'est sky, le cheval de ton cousin, mais aussi la bête la plus agitée sur qui ton interêt se porte. par attrait du risque. tu es tellement puérile. presque inconsciente. tu mets ton pied gauche dans l'étrier, attrape le pommeau de la selle puis te vautres théâtralement au moment où tu t'apprêtes à enfourcher sky. ta voix qui résonne. tes deux mains qui entourent ta cheville. tu ne l'as pas apprivoiser. il ne t'aurait jamais laissé le monter. tu as affreusement mal. mais tu ne l'as pas volé. bruits de pas. le grand blond s'approche de toi. il se penche une fois à ta hauteur. « Vous pouvez... » il hésite quelques secondes. « Tu peux te relever toute seule ? » tu essayes de bouger ta cheville. râle de douleur exagéré que tu pousses. tu fais semblant d'essayer de te redresser. tu sais bien que tu ne peux pas. « non. » tu finis par souffler. ça te fait certes un mal de chien, mais tu es obligé d'hyperboliser. de te faire encore plus passer pour une victime du destin. « j'ai mal. » tes pupilles qui se relèvent enfin sur lui détaillant discrètement ses traits. son torse qui se dessine parfaitement à travers son tee-shirt, sa mâchoire carré, son regard pénétrant... finalement, il est là le risque auquel tu veux t'exposer.

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Dernière édition par Victoria Ainsworth le Lun 5 Déc 2016 - 1:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Dim 4 Déc 2016 - 20:21

- TORI AND TAHOE
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Huit mille six cent quarante, nombre répété comme une leitmotive tortueuse qui venait constamment se rappeler à son bon souvenir. C’était la définition des heures passées à se ronger la cervelle tantôt dans ce qui lui servait de piaule, tantôt dans ce qui lui servait de cour de récré. Un espace impersonnel, balisé par des grilles métalliques ; une bête dans son enclos, voilà ce qu’il avait représenté durant ces 8640 heures. Parfois, lorsque le silence se dilatait, alourdissant l’air et  affolant le palpitant, adjurant la peur tapie à l’intérieur des tripes et susurrant quelques vérités sales, il se répétait qu’il n’appartenait plus à cet enclos. Les parois de sa boîte crânienne correspondaient à une autre prison de laquelle il se sentait encore captif. A tous les instants, il comptait les minutes qui s’égrainaient, traitresses, les heures auxquelles elles étaient intimement rattachées, les jours qui prenaient forme à travers la continuité d’un temps fourbe et indifférent. Tahoe n’était plus que ces huit mille six cent quarante heures, que la personnification du mot « gâchis », que la version éthérée du raté, que celui qui aurait mieux fait de ne pas observer une remise de peine. Il se pinça les lèvres, déglutit les paroles acides qui ne demandaient, à l’instant, qu’à se déverser sur l’inconsciente qui poussait quelques plaintes, incapable de se relever, incapable de résister à la douleur, tâchant sa tenue immaculée et usant ses cuissardes neuves. Elle ne montait pas souvent à cheval, ses chaussures hurlaient « dilettante » comme la blessure de débutante qui lui tordait les ligaments. Il retint les flots, les ravala avec maestria, ferma les paupières, des secondes furtives. Puis, les ouvrit à nouveau, accueillant le contact oculaire et tous les messages qui s’y cachaient impunément. Il s’accroupit, hésita à poser ses mains sur sa jambe peut être trop longtemps, trop pour cette hâte obscure qu’il éprouvait alors, de cette manière bourrue et inopinée, il entreprit de la débarrasser de sa botte, aucun préavis, aucune délicatesse, aucune garniture, seule l’urgence, l’expression vaillante d’un instinct sourd. Il avait attendu six mois, avant d’avoir le droit d’accéder à la bibliothèque du pénitencier. Tant de temps sans pouvoir tenir un livre entre ses mains, six mois, donc, avant de pouvoir s’évader, à travers les pages jaunies par le temps, raturées, cornées. Il s’était enfui du confinement un milliers de fois depuis le premier jour jusqu’au dernier. Il gardait, dans sa table de chevet, un exemplaire de Moby Dick. Un souvenir, un rappel tangible d’une époque qu’il espérait à jamais révolue. Il ne posait jamais son regard sur quoique ce soit ou qui que ce soit sans y reconnaître une certaine ironie du sort. Lorsque le pied fut extirpé de la godasse, il la laissa négligemment tomber sur le côté, ne se souciant guère du prix exorbitant qu’elle avait coûté, chaussure en cuir de première qualité, à peine sortie de sa boîte. Il ricana, empoignant la cheville sans ménagement, il crut entendre un cri qu’il ignora superbement pour tâter, l’air sérieux, la chair endolorie. Une tuméfaction était clairement palpable et il grimaça à l’idée qui vint germer dans sa tête, lui rappelant qu’à la toute puissante des Ainsworth – surtout, d’une entité inconnue- il ne pourrait décidément pas se soustraire. Et lorsque dans l’océan des variables sévissaient les incertitudes, il y avait des repères qui s’imposaient à son regard pour revêtir des traits absolus. Il ne résisterait à aucune incontournable, qu’il ait porté le feu des intrépides au fond des pupilles (et la volonté folle des grands stupides). « C’est gonflé » - remarqua-t-il, sifflant entre ses dents. Se débarrassant , de façon obsolète, d’une partie de l’irritation qui ne cessait de prendre de l’ampleur. Cette peau contre ses paumes calleuses était bien trop ouatée et chaude. Il n’avait pas fait attention à la fraicheur qui accaparait l’air ambiant jusqu’à lors. Elle, Victoria, lui en fit prendre conscience et il se sentit effectuer un bond en arrière. Il était bien trop près, bien trop penché en avant. Il se releva, esquissa quelques pas, observa ce qui se déroulait alentours : rien. Pas âme qui vive, susceptible de prêter main forte. Lorsqu’il entendit le bruit de sabots, il se souvint de Sky, le fielleux, posté à l’autre bout. Merveilleux. « Je vais devoir te porter » - il lança sans enthousiasme et il le fit, brusque au possible. Un fléchissement de jambes et un grognement plus tard, il tenait debout, le corps de la jeune femme dans ses bras. « J’aurais plus d’équilibre si tu ... » il se racla la gorge et secoua la tête, chassant la connerie qu’il s’apprêtait à lui balancer. « J’ai du pain sur la planche et ...toi, tu as besoin d’aller voir un médecin ». Elle qu’il voyait si souvent trainer avec ses semblables ne pouvait pas contacter quelqu’un pour la tirer de l'embarras ?




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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Lun 5 Déc 2016 - 10:59

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rien ni personne n’arrive à vraiment te surprendre. c’est bien ça le problème. on te présente des gens. tu connais au moins la belle-sœur du cousin. tu situes le nom de famille. dans le meilleur des cas, tu as été en classe avec une nièce. dans le plus glauque, tu connais les détails d’un scandale domestique. tes occupations n’ont rien de très lumineux. tu écoutes des ragots, scrutes les sacs à main les plus chers et analyses la froideur de certaines poignées de main. rien n’échappe à ton regard. tu tentes de comprendre le cours de la bourse des vanités. mais surtout, tu te détruis la santé. dans les lits des autres, tu ne sais pas rêver. alors tu t’assommes avant d’éventuellement y atterrir. et puis surtout tu continues de faire semblant que tout va bien. de toute façon, quitte à choisir, tu préfères être enfermée dans une fausse image que de te dévoiler. c'est d'ailleurs pour ça que tu te plies aux désirs de tes parents. cependant, la vie en microcosme a un coût. faire partie du gratin de la société te donne surtout ce privilège un peu glauque de vivre en circuit fermé. fatalement tu tournes en rond. du coup, tu cherches les ennuis pour chasser le tien.. et ce mec debout, là, en face de toi, alors que tu te tords de douleur, c'est l'incarnation de la distraction idéale. ex taulard. beau à s'en damner. que réclame de plus une petite insouciante comme toi? tu as presque l'impression que c'est le ciel qui te l'envoie. il te retire ta botte sans ménagement. sans aucune délicatesse. ce qui ne fait que conforter l'image de mauvais garçon qu'il a à tes yeux. une image qui te plait plus qu'autre chose. « aïe. » tu es encore dans l’exagération. évidemment. tu as toujours eu le don de manipuler ton petit monde à la baguette. jouer la comédie, c'est ce que tu fais de mieux. tu serres les dents lorsqu'il t'attrape le pied. ça, ça te fait vraiment mal. il examine minutieusement ta cheville tandis que tes yeux ne le lâchent pas d'une semelle. « C’est gonflé » il siffle arrogamment. tu fais la moue. « j'espère qu'elle est juste tordue et que j'ai rien de cassé. » tu n'as tout de même pas envie de devoir te coltiner un plâtre ou autre. « Je vais devoir te porter » qu'il t'annonce. tu te contentes d'hocher docilement la tête pour camoufler au maximum ta satisfaction. tu aimes bien la tournure que prend les choses. finalement, ta chute t'a permis de te rapprocher de lui. et ce n'est pas si mal. peut-être qu'il te sortira de ton mortel ennui. de cette surabondance de vide qui te consume. à défaut d’amours passionnées, d’engagements intrépides ou autres engouements, c’est l'adrénaline qui donnent des palpitations à ton petit cœur tout serré. il passe l'un de ses bras sous tes genoux tandis que l'autre se retrouve derrière ton dos. «  J’aurais plus d’équilibre si tu ... » il laisse sa phrase en suspens. « si je passe mes bras autour de ton cou? » audacieuse. insolante même. tu vois bien à son raclement de gorge qu'il se rétracte, pourtant, tu noues tes bras derrière sa nuque sans rompre votre contact visuelle. « comme ça? » tu lui demandes d'un air faussement candide. vos visages sont bien trop proches l'un de l'autre. si bien que tu perçois distinctement son souffle. et c'est surement le cas pour lui aussi. « J’ai du pain sur la planche et ...toi, tu as besoin d’aller voir un médecin » tu hausses les épaules. « tu vas m'y emmener? » tu lui demandes toujours sur le même ton. gémissement que tu pousses à cause de la douleur. « je crois que c'est urgent. tu sais, c'est pas grave pour ton boulot, j'expliquerais tout ce qui s'est passé à ma tante. » serait-il en train de te faire perdre ton égoïsme légendaire? où bien n'est-ce qu'une ruse pour que ce soit lui qui t’emmène chez le médecin? « mais je n'ai pas envie de te faire perdre ton temps... » tu rajoutes d'un air désolé. « au fait, je m'appelle victoria, mais tu peux m’appeler tori, c'est plus court et moins chiant. » ouais, et tu l'ouvres beaucoup trop surtout. sourire carnassier que tu lui pfftr avant de grimacer de douleur.

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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Lun 5 Déc 2016 - 17:46

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Tahoe était pleinement conscient du poids, dans ses bras, nul doute que le précieux paquet qu’il transportait affolait la moindre terminaison nerveuse qu’il frôlait. Un mouvement imperceptible de chevelure, un rictus déformant furtivement des traits d’apparence séraphique, adjurait la folie et ses beautés occultes ;  elle devait certainement filer le diable au corps aux pubères de la région par le simple fait d’exister, songea Tahoe, réprimant un sourire. De ceux qui n’appartenaient qu’au registre équivoque, celui de l’impertinence , des comportements inconscients prêtés à la bêtise congénitale. A la joliesse sauvage, mère nature avait donné les armes qui décimeraient l’homme débonnaire et , à  la fixer de ses iris mordorés, il aurait été capable d’offrir son essence à la vilénie d’une enveloppe aussi ...bordel, de, merde. Il retint son souffle, l’épiderme alerte au moindre frottement, à l’énergie qui provenait du corps qui était – insidieusement et de cette façon vile – venu se coller à son torse ; au souffle qui se perdait inlassablement – contre sa mâchoire et le creux de son cou. « J’ai du travail » - répéta-t-il, incertain de ce qu’il désirait vraiment, incertain de la démarche et de ce que l’on attendait de lui. Holden lui avait clairement fait comprendre qu’il ne devait jamais outrepasser les limites intangibles pourtant aveuglantes, qui démarquaient toutes les impotences auxquelles il se retrouvait constamment soumis. C’étaient là, les reliquats d’une erreur de jeunesse qui désormais faisait office d’identité, marquée quelque part dans ses dossiers,  réduisant le gamin promis à un avenir brillant qu’il avait été ( avant qu’une nuit, qu’un sifflement de balle n’atteignent son innocence) au simple rejet d’une société dont il connaissait les rouages planqués. S’il ne tenait pas la dernière génération Ainsworth en date dans ses bras, en essayant de ne pas s’étaler de tout son long avec, il aurait surement levé les yeux au ciel, admirant le soleil quittant son zénith entamant sa lente descente ,  témoignant par ce biais l’agacement inspiré par cette subtile toute-puissance acquise à force d’entrainement et de dépenses inconséquentes. Le pick-up se trouvait à une centaine de mètres, garé sous le chêne millénaire dont se targuait le domaine et qui, d’après l’illustre famille, constituait une source de fierté particulière. Il y aurait toujours des arbres, il y aurait toujours des corvées, il y aurait toujours des Ainsworth, quelque part entre cet endroit précis et ailleurs, pour dicter les règles et, toujours, quelque part entre cet endroit précis et ailleurs, des Mount. Enracinés dans la fange, centre des suspicions. Peut-être juste des Tahoe, des gars qui s’étaient retrouvés au mauvais endroit, pile au mauvais moment. Il écouta ses balbutiements, attentif aux intonations de cette voix là. Un mélange aussi agréable que déplaisant, auquel son cerveau – lâche et corrompu- répondait avec égard, une complaisance complètement malvenue qui lui fit, à cet instant,  l’effet d’un coup de couteau porté à son orgueil. Il ignora la douleur qui vint pulser dans les artères d’son coeur et, faillit sentir le goût de bile lorsqu’il accueillit la sacro-sainte résignation-de-l’employé. De toute façon, ce n’était pas comme s’il avait le choix. A Hazel Springs, tout le monde savait qui elle était, il savait exactement qui elle était, il le savait depuis le jour de son arrivée, vingt quatre semaines et trois jours auparavant, lorsqu’elle était passée en coup d’vent devant lui. Elle portait l’une de ses tenues impudentes avec la grâce d’une tête couronnée. Il ne pipa mot, le « je sais » ne passa pas la barrière de ses lèvres et, il ne lui rendit pas la politesse. Ni son sourire. Il n’y avait pas tant d’employés que ça au ranch et, il la suspectait d’être au courant de tout. Y compris du nom du mec très peu prolixe qui servait d’homme à tout faire, lui en l’occurrence, derrière sa feinte indifférence. Il lui fallut trois minutes pour atteindre la bagnole. Ouvrir la portière côté passager pour installer la liane ne fut pas chose aisée mais il réussit. Lorsqu’il claqua la portière coté chauffeur, attachant sa ceinture rapidement, il avait suffisamment réfléchi et , il s’était enfin rendu compte que sa position ne lui retirait pas le droit d’établir un semblant de conversation avec la demoiselle. « Je crois que ...c’est fini l’équitation pour toi, tu t’es vraiment débrouillée comme un manche », au moins, une chose était sûre, il ne distribuait pas les compliments.




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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Lun 5 Déc 2016 - 19:48

About to break


You can't expect me to be fine, I don't expect you to care. I know I said it before but all of our bridges burned down.
même après deux ans, tu n'arrives toujours pas à te faire à la vie dans une petite ville. tu connais tout le monde. tout le monde te connais. rien ne réussi à te surprendre... et encore moins à t'impressionner. l’ennui serait à l’origine de l’exaltation révolutionnaire. peut-être, ailleurs, dans d’autres contextes. toi, le confort t’a anesthésiée depuis bien trop longtemps pour imaginer le moindre changement, alors tu te contente d'embrasser le danger. en toute discrétion bien sur. il ne faut pas omettre que tu as une réputation à préserver. à défaut de devenir plus belle, ta vie devient plus palpitante. tu tentes juste d’épurer tes angoisses et tes doutes. de la catharsis bas de gamme entre volutes de fumée et vodka diluée. tu aimerais. tu aimerais tellement être comme tous ces gens autour de toi, ne pas avoir à jouer de rôle. tu serais prête à appeler bonheur ce à quoi on t’enchaînerait. depuis ton retour de vacances, il y a eu un bon lot de scandales, de nouvelles improbables et de commérages croustillants qui vont animer tes discussions. et c'est tout ce à quoi se résume ta nourriture spirituelle. et justement, il y a six mois de cela, le centre de toutes les discussions au ranch, n'était autre que le blond auquel tu es accrochée en ce moment. ancien détenu qui n'a rien à faire parmi les honnêtes gens, selon certains. toi tu ne partages pas cet avis. non pas parce que tu crois à la rédemption, juste parce qu'il n'y a pas vraiment d'honnêtes gens autour de toi - et sans doute aussi parce que tu es foutrement attiré par tout ce qui est sombre. « J’ai du travail » qu'il répète. pourtant, il te garde dans ses bras et se dirige vers un pick up garé à une centaine de mètres sous le vieux chêne. ses paroles ne sont pas vraiment en adéquation avec ce qu'il fait, mis tu ne relèves pas. observatrice. tu vois bien que votre proximité le trouble et ça te suffit amplement. monsieur n'est pas bavard. c'est bon pour le côté mystérieux, mais son manque d’enthousiasme va finir par t’agacer. t'as constamment besoin de parler, tori, et pour ça il faut qu'on te réponde. « et toi, t'as pas de prénom? » tu lui demandes sur un ton léger. non, la personne qui t'a parlé de lui n'a pas jugé bon de te transmettre son identité. et t'aimerais bien poser un nom sur ce joli minois. faut dire qu'il est tellement plus intéressant que l'ersatz d'apollon aux sms bourrés de clichés et de fautes d’orthographe qui te tourne autour. tu te demandes d'ailleurs ce que tu as bien pu lui trouver quand tu as accepté de lui donner son numéro de téléphone la semaine dernière. votre contact physique cessa au moment où il te déposa côté passager. tu fais glisser ton siège en arrière afin de pouvoir garder la jambe tendue. il se place en face du volant et démarre le véhicule. « Je crois que ...c’est fini l’équitation pour toi, tu t’es vraiment débrouillée comme un manche » cynique en plus de ça... tu le toises d'un air amusé. est-ce qu'il te cherche? c'est pas comme ça qu'il va te trouver en tout cas. t'es pas très susceptible. enfin pas par rapport à ce genre de choses. s'il croit vraiment que c'est cette chute - à l'instar de son manque de délicatesse avec toi, te rebuteras, il se met les doigts dans l'oeil. « je l'apprivoiserais ce sky. j'aime pas rester sur des échecs. j'suis coriace t'inquiète. » ça sonne comme un défi. un défi que tu te lances à toi même. tu gagnes toujours, tori. et c'est pas le foutu cheval de ton cousin qui te fera peur. « tu montes toi? » tu lui demandes, pour faire la conversation.

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Tahoe Mount
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MessageSujet: Re: about to break w/Victoria   Mar 6 Déc 2016 - 17:22

- TORI AND TAHOE
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I can still feel your claws in me

Tout ce que l’on racontait sur les prisons s’était révélé cruellement vrai et s’était donc offert à la candeur de l’adolescent qu’il avait été. Observée à travers le seul prisme qui puisse exister entre ses murs  ‘réalisme’, la prison du comté était à la fois haut lieu des injustices et symbole de correction. Les matons cultivaient l’indifférence et les pots de vin, les préférences et les menaces, collectionnaient les surnoms. Il y en avait un, Arturo Cicceris, dit « Chicks », le regard chafouin, l’avidité portée en étendard et la main leste ; lorsque ce n’était pas aux coups de matraque, c’était aux volts et aux Watts que le plus idiot se retrouvait exposé. Chicks adorait la violence, une affection psychologique qui en faisait un sociopathe de grand championnat et surement – de très loin- le fils de pute le plus redoutable de toute la cabane. Il taillait des rondelles dans la chair pénitencière comme un bucheron canadien. Précis, sans scrupule, sanguinaire, il passait constamment entre les mailles du système. Des mailles qui se resserraient si étroitement,  étouffant les détenus mais pas le personnel. Après tout, les pourris qui y purgeaient leurs peines méritaient – dans les grandes largueurs – tout ce qui pouvait leur tomber sur le coin de la figure (et parfois, sur le coin des fesses). Certains rêvaient secrètement de caillasser du gorille histoire de créer des seconds trous de balle çà et là. Parce que la géographie de l’intra-muros ne recelait aucun songe. C’est dire que même les délires d’évasion  avaient tantôt un goût de merde, tantôt un goût de cendre. Tahoe avait appris à en distinguer toutes les nuances. Là comme partout ailleurs régnait la loi du plus fort, autrement dit, celle du plus malin, celle de l’orateur, capable de saisir les foules et d’en faire des marionnettes à sa guise asservis. Le Tahoe à peine âgé de dix-neuf ans, dans tout ça, avait eu la prétention de se croire malin, après tout, son quotient intellectuel le présentait comme un individu ingénieux, sa suffisance flanquée d’une humilité perceptible, elle, lui racontait dans des intonations légitimaires qu’il n’était pas seulement « ingénieux » mais génial (et en cela, parfaitement apte à s’imposer). Il se découvrit génétiquement prédisposé à cette aptitude à survivre et rien d’autre. Einstein et Newton, Sharon Stone et  Galilée, savants, célébrités et le sombre con qu’il était, plongés par la fatalité dans le même sac, celui regroupant l’humain, l’homme avec la lettre « H » majuscule, commun et aussi quelconque qu’unique. Des arabesques assez grotesques et suprématistes maculaient sa peau, preuves qu’en prison, il fallait effectivement éviter par tous les moyens de jouer au plus fin. Se la ramener équivalait à signer son arrêt de mort – ou se soumettre à des pratiques bien pires. Alors, depuis qu’il avait – par la force des choses – pigé qu’il ne devait pas l’ouvrir à tort et  à travers, il ne le faisait plus, même lorsque c’était exactement ce qu’on attendait de lui. Pointé du doigt et accusé, après avoir chauffé le banc, il s’était rendu compte que les risques constituaient des ennemis redoutables auxquels il préférait fausser compagnie. Il ne comptait plus en prendre, c’était une autre histoire, surtout lorsqu’il s’agissait de volonté. Assis au côté de la jolie blonde, il n’en était plus très sûr et l'était nettement moins lorsqu’il essaya de se dérober à la brûlure que son regard provoquait là où il se posait. Mount resserra davantage sa prise sur le volant, pensa à la divine clope qu’il se vit consommer jusqu’au maudit filtre ; les fibres annexées par le stress engendré par, il ne savait trop quoi, probablement la proximité de la jeune femme, l’urgence qui n’en était pas réellement une, le prétexte enfantin – franchement fallacieux – cité pour se donner le temps de. Le temps de faire « connaissance » entre ici et quelque part ailleurs. Floué au quotidien qui les éloignait toujours. Il soupira et se demanda si c’était de Sky qu’elle parlait ou si. Si c’était du monde, de lui. Il en fallait du courage et de la détermination pour objecter, prendre position face au meilleur et au pire que la vie pouvait engendrer. Non, non, Tahoe n’apprivoiserait rien, lui. Ni le monde – qui le tenait pour responsable du meurtre de son propre frère, ni elle, Victoria , Tori qu’elle lui avait dit. Plus court et moins chiant. « J’évite de prendre des risques inutiles » - répondit-il, après avoir observé quelques minutes de silence, s’offrant à son regard et aux interrogations qui s’en dégageaient. Il ne roulait pas à vive allure. Encore un contraste. Il n’avait pas fait d’études mais après avoir potassé des nuits entières, il aurait été facile pour lui d’associer les symptômes à un diagnostic. Comme le médecin qu’il aurait pu être si le destin lui en avait laissé la chance. Elle n’avait qu’une entorse et de cela il était sûr. Elle lui avait posé une question. La vérité, c’est qu’il avait grandi en ville et qu’il ne montait à cheval que lorsqu’il rendait visite à ses grands parents. Pour une raison qui lui échappait, il avait perdu goût à l’équitation en même temps qu’il avait perdu son ainé. Comme ça, du jour au lendemain, sans pouvoir se l’expliquer. Il risqua un regard vers l’héritière puis, se concentra sur la bande d’asphalte qui serpentait devant eux. «Les animaux sont comme les humains…à bien des égards, malgré c’qu’on raconte » - vraiment ? Il regretta ses paroles mais se sentit obligé de développer son idée. « Personne n’apprécie qu’un étranger envahisse son espace vital, débarquant dans un angle faisant défaut » - tout n’était qu’une question d’angle, de vision et d’invasion. « Alors, soit tu apprends à le monter correctement, soit tu le laisses tranquille et tu jettes ton dévolu sur un autre canasson »- est-ce qu’il parlait vraiment de Sky ? « Mais, de toute façon, tu fais ce que tu veux » - après tout, il n’avait pas son mot à dire. Certaines choses le dépassaient clairement.



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