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 fall away • tyla

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Tiago Lauria
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MessageSujet: fall away • tyla   Sam 3 Déc 2016 - 2:15

fall away

il y avait eu cette suggestion glissée au détour du repas. supplications évidentes pour un ordre vicieusement imposé. si le choix semblait être laissé, il n'en fut pourtant rien. lorsque madame lauria exigeait, il fallait exécuter. il y avait eu prétextes énoncés, désespérer pour tenter de l'en dissuader, s'épuisant sous son regard désapprobateur. il y avait eu toutes ces justifications murement réfléchies, mortes dans l'écho répétitif de sa volonté. cette volonté de fer qui sonnait la fin de ta détermination contradictoire. d'un revers de la main, elle avait conclue toute discussion dérisoire à ses yeux. dans l'électricité palpable du salon, elle s'était imposée, matriarche implacable comme elle l'avait si souvent été. comme elle ne cesserait jamais de l'être. elle avait jugé bon, pour toi, de parader en ce fameux dimanche, pour annoncer fièrement le retour du fils prodige. les événements de la journée, avaient constitué le meilleur argument qu'elle avait trouvé pour t'y pousser. pour t'y trainer, de force ou de grès. si tant est qu'elle puisse avoir un instant songé à ton propre souhait. cette volonté à des années lumières de ce qu'elle entrevoyait. parce qu'elle avait omis de penser que ce retour inattendu n'avait pour but que de te faire oublier. elle avait omis de penser qu'au lieu de briller parmi tes paires délaissées, tu voulais simplement t'enterrer. disparaître sous la couche épaisse de cette honte qui grandissait sous les regards emplis de fierté. disparaître sous la croute dense de la culpabilité qu'il grandissait derrière leurs louanges. parce que le secret demeurait. les vraies raisons de ce brutal retour aux sources, avaient soigneusement été écartées. et, par chance, leurs voix avaient portés si peu de questions sur cette réapparition, sur cette absence à tes côtés, sur ce qu'il en été, sur ce qui t'y avait poussé, que le silence s'était imposé. mensonge éhonté qui ne trouveraient probablement jamais d'exutoire dans les conversations stériles qu'ils avaient à offrir. six années qui s'étaient écoulés, ne changeant rien à ce qui avait été. six années, qui soudainement, dans un claquement de porte, s'envolaient en fumée, comme si rien n'avait changé. tiago, grand homme, qui redevint le petit garçon, un peu trop bon, un peu trop con. surtout trop con. assez idiot pour se plier aux exigences absurde de sa génitrice. tiago, le coeur lourd et l'âme vidée, qui s'en allait fouler la terre qu'il avait mainte fois usé de ses pieds par le passé. ce fut bien là le plus triste dans l'histoire. cet éternel recommencement, comme si aucun chapitre n'y avait été ajouté. ils étaient, pourtant, bien là. encrés d'un trait indélébile sous la membrane douloureuse de ton bulbe rachidien. ces souvenirs passés, d'amis oubliés, d'amours égarés, d'histoire gâchée. ils étaient là, à se débattre contre toute volonté de les ignorer. parce que l'angoisse grandissante les avaient bousculés. que se passerait-il si au détour d'une rue leurs visages venaient se confronter à ta rétine ? quelles politesses insipides pourrais-tu leur offrir ? quels boniments malheureux pourrais-tu leur servir ? ils se mêlaient déjà à l'acidité de ta langue, préparés à l'hypothèse d'avoir à servir de remparts à tout reproches qui pourraient être fait. hypothèse malheureuse que tu souhaitais pouvoir éviter en longeant les murs comme une ombre égarée. priant férocement pour qu'aucun de daigne se présenter. il ne suffirait que de quelques instants perdus dans les festivités. quelques politesses bien maîtrisée envers des connaissances oubliées. des poignées de mains savamment maîtrisées. des sourires magnifiquement sur-joués. quelques instants arrachés au temps, avant que tout ça ne vienne à se terminer. après quoi, il suffira de s'en retourner se terrer pour de nouveau se faire oublier. oui, il aurait suffit de si peu pour te contenter. si peu si ce visage un peu trop familier ne s'était pas esquissait dans le dédale oppressant d'un public trop jovial. minois délicat, trop travaillé pour une expression qui ne lui allait pas. profil si longtemps désiré qu'aujourd'hui l'admiration en été usée. cette figure cauchemardesque qu'il aurait été plus sage d'ignorer. mais, tiago, il avait eu le temps de consumer la sienne au contacte de celle-ci. ce démon détaché du reste de la foule par sa simple aura nocivement caustique. lyla, elle brûlait de sa simple présence. lyla, elle irradiait de simplement se trouver là où elle n'était pas désirée. là où ne la désirait plus. car, s'il y avait bien eu un cauchemar à fuir en revenant fouler cette terre, c'était celui où elle en était l'actrice principale. énième échec qu'elle imposait. celui ne d'avoir sous-estimé sa détermination maladive. parce que lyla était malade. malade de cette dinguerie sournoise qui lui pourrissait l'âme. ce cancer silencieux qui dévoilait la bouche des enfers derrière son sourire corrosif. lyla, cette tumeur détestable autant qu'indéfectible. tu aurais pu te sauver tant qu'il était encore temps. omettre sa présence pour filer là où la déraison t'aurait portée. tu aurais pu, fermer les yeux, pour l'ignorer, renoncer à cette débâcle à venir que tu te sentais déjà incapable de supporter. tu aurais pu, en oubliant cette colère sourde qui ne cessait de te gagner à mesure que tu t'avançais. l'idée même qu'elle puisse attendre après toi, déversait cette rage aveugle qui t'emplissait. car, sans elle et son inconstance, tu n'en serais pas là. dans tout ton malheur, il ne semblait y avoir qu'une seule cause et il eut fallut que ce soit elle. « jusqu'au bout du monde tu me suivrais finalement » sourire noyé d'hypocrisie pour ce murmure acide qui s'échappait. tes doigts se firent serpents autour de son bras, pour l'écarter en l'emmenant avec toi. loin des regards un peu trop curieux, des badauds un peu trop joyeux. les palabres à venir n'avaient pas besoin d'être offerts en pâtures à la vue de tous. aux oreilles du monde qui n'y comprendrait probablement rien. votre malheur ne concernait que vous, n'écorcherait que vous. elle et toi, dans cet éternel combat. à trop aimer et surtout détester. « dois-je prendre ta présence pour un compliment ou plutôt une menace ? » question rhétorique, sans doute lancée avec un peu trop d'assurance. la réponse, suintait déjà de la commissure de ses lèvres, l'écho n'en serait finalement qu'une amère conclusion. c'était si simple d'en jouer, muré derrière cet indécrottable sourire éclatant, presque trop serein. plus serein qu'en était l'homme. tiago, dont le palpitant manquait des battements. tiago, dont les doigts se crispaient sur la fragilité de son bras. tiago, qui, s'il l'avait pu, l'aurait achevée du simple contact corrodant de son regard. malheureux, toi, qui regrettais de t’être abîmé a elle mais, qui trouvais encore assez de connerie dans son cerveau étriqué pour s’y risquer encore et encore. si les cieux te l’avait permis, tu l’aurais pourtant supplié. - de grâce, épargne moi -

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Lyla Monroe
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MessageSujet: Re: fall away • tyla   Sam 3 Déc 2016 - 21:26

Lyla l'a vu, bien avant qu'il ne se rende compte de sa présence et l'innocente ignorance qui luit de tous ses pores l'excite plus qu'elle ne le devrait. Mais c'est un prédateur, Lyla, elle se came à la surprise comme les animaux à la peur ou les hommes à la coke. En elle, tout s'anime, tout se cabre, tout s'emballe et rêve de fondre sur Tiago comme un aigle avec sa proie et elle résiste, résiste plus fort que les courants qui l'attirent pour rester de marbre, digne et superbe telle une héroïne en noir et blanc. De ses opales orageuses, elle le fixe. Aimantée à sa silhouette qu'elle désire autant qu'elle se surprend à la haïr, elle attend qu'il la remarque, impatiente de découvrir ses prunelles expressives se troubler en heurtant sa silhouette désirable. Panique, colère, haine, surprise, la belle s'interroge sur le sentiment qui dominera un corps qu'elle connaît par coeur et une âme qu'elle a appris à apprivoiser... Alors même si l'attente lui fait mal, physiquement mal, même si elle aimerait fondre sur lui, à sa rencontre, Lyla résiste. Elle résiste à l'ondée brûlante qui parcourt sa colonne vertébrale, elle résiste à la fébrilité de son corps tout entier, aux mots qui cognent contre ses lèvres et à son palpitant qui bat férocement la mesure. Il est con, ce coeur, aveugle et sourd il n'écoute rien de ce que son cerveau lui dicte pour se préserver et malgré un corps armure qui ne laisse rien filtrer ou si peu, il bat. Il bat bêtement pour le premier qui le regarde avec une attention nouvelle, il bat pour les mots doux qu'elle sait creux et s'emballe dans des relations longues pourtant vouées à l'échec. Mais là où sa matière grise a tout pompé, son palpitant est idiot, émotionnellement stupide et instable, entêté et masochiste. Il bat pour Tiago qui ne l'aimera jamais, il s'agite fiévreusement à l'idée de retrouvailles qui n'en auront que le nom, pas la saveur et Lyla se surprend à s'adoucir, l'espace d'un instant. Elle pourrait oublier, si seulement il lui revenait. S'il s'excusait, s'il reconnaissait ses fautes. S'il la laissait entrer, à nouveau. Et ce n'est pas ce qu'elle veut. Elle veut du sexe et du sang, la fureur de vivre et celle, plus féroce encore, de faire souffrir, de faire goûter aux tréfonds qui sont les siens au lieu de se battre pour remonter à la surface et quand Tiago s'approche, fascinant de bêtise, ignorant sans doute dans quel rouage il ose offrir une phalange, elle se rappelle. Lyla se remémore la douleur de l'abandon juste sous la peau, la souffrance du manque et de l'incompréhension et l'ajoute à la longue liste de tous ceux qui se sont glissés entre ses cuisses avec des promesses vaines pour les oublier après quelques matins. Ils sont rares, ceux qui se contentent d'un seul passage entre ses reins experts, désireux de plaire, de séduire et de maintenir à eux pour toujours. Mais ils sont encore plus rares ceux qui s'osent à quelque chose de plus que du cul enchanteur, une fois, dix fois, vingt fois, trois petits tours et puis s'en vont. Tiago lui a offert trois ans, c'est le seul. Trois ans. Assez pour y croire, croire qu'il serait le bon, celui qui chasserait les démons et resterait malgré tout. Assez pour nourrir ce qu'elle tait, les doutes et les insécurités, ce monstre d'attention et de besoins infinis qui grossit jusqu'à devenir cet immense trou noir qui bouffe tous ceux qui s'approchent trop près. Qui avale l'humain et n'en recrache que la noirceur, que les noirceurs. Tiago est là, juste devant elle et Lyla a envie de l'embrasser. Elle a envie de dévorer ses lèvres qui sont siennes, de les soumettre à sa volonté, de les baiser, oui, mais surtout de les mordre. Elle a envie de lui et de le frapper et elle aimerait être forte. Réellement forte, dotée des forces infinies des super-héros pour lacérer le visage séduisant qui lui fait face. Le griffer jusqu'au sang, arracher cette peau douce qui la nargue pour révéler la pourriture qu'elle dissimule. Lyla, elle est impulsive, sauvage, parfois primaire et elle aimerait faire mal à Tiago, le défigurer sévèrement juste pour qu'il ressente physiquement le chaos qui gémit à l'intérieur d'elle-même en permanence. Il ne sait pas combien c'est douloureux d'être elle, d'être comme ça. Personne ne sait, personne ne prend soin des états d'âme qui vibrent sous sa peau, des ombres qui la dévorent jour après jour. Lyla, on l'utilise. On l'abandonne. Et ça fait mal, ça fait putain de mal et à cet instant, Tiago porte la croix du père et de tous ceux qui se sont amusés d'elle avant lui, assez pour qu'elle éprouve le besoin impérieux de lui faire payer. Qu'il paye pour tous, peu lui importe. Ça la rend mauvaise, Lyla. Assez pour qu'elle balaye son phrasé d'un sourire sardonique, d'un éclat de rire supérieur et mauvais, qui éclot mais qui ressemble à une mélodie inquiétante de film d'horreur. Elle ne le suit pas jusqu'au bout du monde, elle est là parce que c'est un salaud, parce qu'il reste silencieux, parce qu'il n'en a pas le droit. Elle est légitime, sa présence, et il essaye de la faire passer pour cette cinglée qu'elle est souvent, mais dont elle ne réalise la présence qu'après coup, en coulisses, après le déluge. « A ta guise. » compliment, menace, quelle importance ? Elle est là pour lui faire ravaler cette assurance qu'affichent ses lèvres, ses yeux, sa silhouette de petit roi de cour d'école qu'elle rêve de détruire. Et d'aimer. Surtout d'aimer. Tiago, elle a envie qu'il l'aime. Elle a envie de se montrer câline et sulfureuse, tendre et docile, elle a envie de lui prouver qu'elle est faite pour lui et qu'il n'appartient qu'à elle, elle veut qu'il la désire, que ça lui fasse mal, mais elle n'y parvient pas parce qu'elle voit rouge. Et qu'en elle, le mal a toujours le dernier mot. Alors il peut lui attraper le bras, il peut le serrer comme on briserait une brindille, il peut l'entraîner au loin et tenter de lui faire mal, ça ne fonctionne pas. Le conflit, la brutalité, ça fait battre son ventre du rythme bien connu du désir. Et puis ça lui donne raison. Ça appelle sa propre brutalité, ses propres armes pour remporter une bataille qui n'a pas lieu d'être. Abandonne, Lyla. C'est ça, que murmure son coeur mais il n'est jamais assez fort pour remporter le manche. Alors la belle, elle rive un regard glacial sur Tiago et elle entre en scène. « Trois ans. Trois putains d'années et ça ne mérite même pas une explication ? Un coup de téléphone peut-être ? Même un texto de gros con m'aurait suffi. » siffle-t-elle entre ses lèvres pulpeuses de la voix caressante qu'elle sait faire sienne. Ses opales ombrageuses pourraient le lapider alors qu'elle se rapproche, mais elles ne le font pas, trop occupées à livrer un combat létal avec celles de Tiago, tout aussi vindicatives. Lyla ne hurle pas comme elle aime à le faire, elle se rêve nymphe au lieu de harpie, consciente de son public. Un public qui doit l'aimer, la comprendre, le blâmer malgré la distance. Mais elle a du mal à se contenir et très vite, ses doigts viennent se saisir de son menton, s'y refermant comme une serre. De loin, on peut croire qu'elle va l'embrasser, de ses baisers voraces qui oublient toute bienséance et elle hésite, Lyla. Tout contre ses lèvres, elle doute. Elle aimerait réussir à passer outre, le ramener à elle d'un baiser, d'une caresse, d'une pipe, d'un intermède entre ses cuisses mais elle ne peut pas. Elle veut le froisser, lui faire mal, refermer sa prise sur sa peau jusqu'à le griffer. C'est ce qu'elle fait, sans que les ténèbres de ses yeux ne s'adoucissent, sans que son bras prisonnier de sa poigne ne cherche un échappatoire. « A quoi tu joues ? » Sa voix rauque, habituellement doucereuse, s'emballe un peu derrière le serein de ses traits de poupée, qui maintiennent un masque charmant qu'elle sait faire sien. Même si ça n'est qu'un écran de fumée. « La dernière fois que j'ai vérifié, t'avais pourtant des couilles. » Ça tombe comme un couperet, de son timbre sucré, de miel, qui a pourtant le tranchant chirurgical d'une lame, coupant juste à l'instant où elle relâche sa pression sur sa peau, conservant au creux de ses doigts un picotement brûlant. Lyla brûle. De sa peau à ses yeux en passant par ses lèvres au sourire doucereux, elle se consume pour un homme qui la méprise, pour un homme décidé à l'oublier. Mais ça, elle refuse. Et dans sa pochette repose de quoi lui faire définitivement retrouver la raison... Mais Lyla est stratège, elle attend, pour porter le coup final quand il sera le plus mortel.

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c'est pas la bonne, mais putain qu'elle est bonne.


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MessageSujet: Re: fall away • tyla   Dim 4 Déc 2016 - 3:26

fall away

lyla, l’ombre et la lumière. lyla et ses sourires amers. lyla, le cauchemar au bout des doigts. lyla toujours là où on ne l’attendait pas. où on ne l’attendait plus. lyla et sa fureur inépuisable. lyla et ses défauts si grands, si beaux. lyla et son prénom doucereux, pour des torts un peu trop malheureux. lyla et son délicat minois que l’on avait envie de dévorer des doigts. lyla et sa verbe acide, que l’on aurait pu maudire jusqu’à l’au-delà. lyla et son ardeur de vaincre, son hystérie d’aimer. lyla et tout ce qu’elle pouvait détruire autant que construire. lyla et son aura venimeuse. lyla et sa présence affreuse. lyla et ses excès de vivre, sa rage d’exister. lyla et sa timide brutalité. lyla et ses faux-semblants parfaitement maîtrisés. lyla et sa férocité si parfaitement dissimulée. lyla, le désir insolent, l’amour interdit, le spectre terrifiant. elle était là, comme si elle en avait eu le droit. elle était là, éternellement trop proche de lui. trop proche de ce pauvre fou qui l'avait aimé. de ce pauvre idiot qui l'avait tant désiré. de ce sombre crétin qui s'était imaginé retrouver avec elle, ce qu'il avait laissé. lyla, qui soufflait les promesses familières d'une aventure avortée. lyla, qui enchantait la vie de ses beaux projets. lyla, qui en instant avait réveillé ce qui semblait pétrifier. ces esquisses de sentiments refoulés pour une autre abandonnée. lyla, elle avait semblé être ce qu'il ne trouverait plus jamais. et, il y avait cru. avant les déchirements récurrents, il s’y serait damné. avant les passions dévorantes, il s’y serait perdu. avant d’entrevoir les immondices de son âme, il y aurait couru. la tête levée, les yeux fermés, il aurait plongé, sans se laisser une chance de pouvoir, un jour, émerger. il y avait cru. parce que ses paupières battantes, compulsives, cachés tous les secrets qu’elle renfermait. parce que ses lèvres adorées, transformaient savamment ce qu’il en était, parce que lyla, l’avait ensorcelé. hier, il y croyait encore. il y croyait jusqu'à ce que son monde menace de s'écrouler. jusqu'à ce que la réalité vienne à nouveau s'imposer. jusqu'à ce qu'il comprenne, qu'elle n'était en rien de ce qu'il voulait. que lyla, n'était rien d'autre qu'un châtiment pour un amour bafoué. don malheureux d'un karma outré. « A ta guise. » qu’elle avait répondu, comme si le choix lui en était dévolu. du compliment, il n’en aurait pas voulu. la menace, il ne l’avait que trop attendu. lyla et ses phrases insidieuses. pièges sournois qu’elle déclarait si légèrement. myriade de mots qui faisaient rêver, qui condamnaient. à l’évidence, menace, ça n’était plus. elle exécutait déjà sa sentence. à l’instant même où elle avait foulé cette terre pure de ses pieds, elle avait consumé la moindre de chance de l’épargner. dans sa fuite, elle était venu le quérir pour lui faire payer l’affront de sa lâcheté. pour le faire regretter. poupée blonde qui se dessinait déjà des airs de mentes religieuses. elle le boufferait. elle l’anéantirait. et malgré son air détaché, son sourire assuré, il craignait. « Trois ans. Trois putains d'années et ça ne mérite même pas une explication ? Un  coup de téléphone peut-être ? Même un texto de gros con m'aurait suffi. » c’était presque trop doux pour la vérité qu’ils portaient. trois années à se leurrer. trois années à se laisser porter. trois années à se partager. trois années à s’adorer pour mieux s’éloigner. trois années à s’écorcher. trois années à se brutaliser. trois années à se tromper. trois années à se briser. trois années qu’il avait si lâchement refusées. trois années de tout et surtout de rien. trois années qui ne comptaient finalement pas. trois années qu'il regrettait plus qu’il ne les chérissait. il eut l'envie d'en rire, là entre ses griffes. il eut envie d'en rire et il en rit. de ce rire caustique, froid et distant. méprisant. il eut envie de rire de cette détermination maladive qui la poussait à mettre une valeur ce qui ne comptait finalement pas. pas plus que ça. pas comme il aurait fallu. lyla n'aimait pas, elle exigeait. lyla ne craignait pas, elle refusait. elle souffrait de ce mal fou qui repoussait la perte. elle hurlait silencieusement pour avoir été biaisée. baisée. littéralement ou non. parce que c'est qu'il en était. elle avait été abusée de ces désirs voluptueux qui cherchaient à combler le manque. elle avait été usée par cette chair à vif qui quêtait la jouissance pour s'apaiser. elle avait été oubliée par ces sentiments qui ne la concerneraient jamais. tristement, il voulait en rire. rire de sa connerie furieuse. rire de cette rage affreuse qu'il voyait éclore dans le fond de ses prunelles. « A quoi tu joues ? » elle perdait pied. sa douceur tant maîtrisée finissait par faner à l'instar de ce charme fou qu'il lui avait trouvé par le passé. sa rancoeur suintait, sa colère l'enlaidissait. ce fut de ces instants où elle devenait affreuse de paraître toujours aussi belle pour la pourriture qu'elle couvait. son coeur ordure. son âme gangrenée. « La dernière fois que j'ai vérifié, t'avais pourtant des couilles. » il aurait voulu lui hurler de se taire. il aurait voulu l'étrangler de ses mains et l'enterrer six pieds sous terre. il aurait voulu la briser, d'un éclat de voix, entre ses doigts. il aurait voulu l'anéantir. qu'importe les regards curieux, les murmures indiscrets. qu'importe où ils se trouvaient. il aurait voulu qu'elle se taise à jamais. n'avoir qu'à fermer les yeux pour qu'elle disparaisse comme si elle n'avait jamais existé. il aurait voulu mais, malgré toute la force de sa vexation, il n'y parviendrait. pas ici. pas comme ça. pas en donnant à bouffer leurs crises aux passants désabusés. pas en les laissant savourer leur comédie dramatique aux spectateurs amusés. « je sais pas, elles sont peut-être restées collées à ta langue ? » arrogance poussée, du bout de son sourire carnassier. mépris non dissimulé, de ses doigts qui la relâchaient pour finalement la repousser. qu'elle aille au diable se damner. à cet instant, c'est tout ce qu'il souhaitait. qu'elle se consume dans la folie qui la dévorait. qu'elle s'anéantisse dans le délire qui la possédait. « j'ai fini de jouer pour ma part et je voulais pas que tu me suives lyla, sinon je t'en aurais parlé » la verbe acide, l'iris noire, il reprochait. il accusait. qu'importe les raisons qui l'avaient conduite jusqu'à lui, il s'en moquait. il s'en lavait. d'un revers de la main dédaigneux, il refusait. qu'elle s'éteigne avec ses justifications. qu'elle crève avec sa déraison. qu'elle s'immole de ses pulsions. mais, surtout, qu'elle l'épargne. lui et sa sombre connerie. lui et ses espoirs un peu trop fous. lui, qui s'était rêvé aux côtés d'une autre qu'on lui avait arraché. lui, qui avait imaginé trouver en elle une version un peu plus acceptable de ses premiers amours. lui, qui s'était trompé mais, jamais ne l'assumerait. « tu n'as rien à faire ici » grognement sourd, menace certaine. il craignait, là, pendu à la braise de ses prunelles accusatrices, il redoutait. mauvais, il rejetait toute perversité qu’elle oserait utiliser contre lui. méchant, il tremblait intérieurement de devoir se débattre éternellement contre cette tentatrice. ici. dans sa vie. partout où elle irait, partout où il serait, elle ne trouverait jamais sa place pour briller. tiago était et serait toujours la cause de sa démence jusqu'à ce que leur fin vienne cautériser la plaie de son obstination. leur fin, qui ne trouverait sans doute d'exutoire dans le renoncement de l'un deux. la fin de cette lute acharnée entre deux colosses d'égoïsme qui ne capituleraient probablement jamais.

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MessageSujet: Re: fall away • tyla   Dim 4 Déc 2016 - 19:50

La pire arme contre Lyla ? L'indifférence. Une indifférence qui la dévore, qui assèche ses poumons et lui coupe le souffle, une sérénité qui lui procure la sensation d'un uppercut entre les côtes. Et Tiago le sait. Il connaît mieux que tous la parade à ses cris, à sa colère brûlante et jamais froide, à ses mots couteaux. Et c'est ce qu'il lui jette en pâture alors que sa rancoeur est légitime et qu'elle est déjà à terre, les genoux écorchés d'être trop souvent tombée. Derrière ses iris enflammés se reflète le visage détaché de Tiago et elle sent son palpitant tressauter, hésiter, s'hérisser de piquants comme un hérisson pour mieux les abandonner en rêvant de se fondre entre les doigts de l'homme qui lui fait face. Lyla se contient mais elle est furieuse, elle brûle de la rage des écorchées, des trahies et des bafouées même si elle, elle n'est jamais aussi digne et jolie dans le chagrin. Parce qu'elle fait tout de travers, toujours. Tiago, elle devrait le cajoler, le câliner, se faire tendre et douce, l'endormir de caresses et de promesses voluptueuses. Le bercer de mots vains, de je vais changer je te promets, de on sera bien maintenant, j'ai compris, elle devrait aller dans son sens et se faire chatte au lieu de tigre. Mais son arrogance est létale et attise en elle un vomi verbal qu'elle ne sait contenir. Lyla ne sait pas se défendre ou pardonner, elle ne sait qu'attaquer et puis se battre sans jamais rendre les armes, elle ne connaît pas les drapeaux blancs et les accalmies et Tiago le sait. Il le sait et il en joue, avec son air de petit con supérieur qui lui donnait toujours envie de le détruire quand il ne lui donnait pas juste envie de lui, tout court. Tiago sait à quoi il s'expose, il connaît la radioactivité de Lyla et sa faculté à embraser tout ce qui l'entoure dans un grand trou noir qui la noie elle aussi, sans discernement. Et il est là, dans l'oeil du cyclone, à la fixer durement de ses airs goguenards, à la pousser à bout, nimbé de la prétention altière de celui qui sait qu'il vaincra, qu'il réussira. Elle est imprévisible, Lyla, et étrangement très routinière dans sa faculté d'exploser, de dévorer n'importe quel appât, de plonger sur le rouge comme un taureau voué à crever. Il est là, juste entre ses doigts, et elle aimerait serrer, serrer encore jusqu'à briser sa mâchoire, entendre le bruit sourd, sec, de sa reddition et puis continuer juste pour la forme. Juste pour lui faire mal aussi un peu, à lui, juste pour lui crier : tu sens, là comme j'ai mal ? Parfois, elle aimerait s'ouvrir de haut en bas, écarter ses côtes et lui montrer le chaos qui danse à l'intérieur, le bordel en pièces, tailladé par des mains indélicates, jamais réparé. Peut-être qu'il arrêterait de jouer au con, de jouer au fier, s'il réalisait que sa poupée n'était pas seulement fêlée mais en miettes. Peut-être, peut-être pas. Et peut-être qu'elle, elle ne l'aimerait pas autant, à bout de souffle, s'il était autre. Peut-être que c'est ça qu'elle recherche, cette collision de supernova destinées à s'écraser, à s'écorcher et puis à s'éteindre dans un putain de feu d'artifice. Et puis, Tiago se marre, et à l'intérieur c'est un putain de séisme qui la rend fébrile. Il a un rire mauvais, un rire de mauvais garçon, un rire de petit con. Lyla, elle croit bien que c'est ça qui l'a séduite en premier, son putain de rire qui semblait se foutre de la figure du monde, de lui là-bas et de la tienne aussi. Ce rire de mec qui n'a jamais eu de réel problème dans la vie, ce rire d'insouciance qui emmerde le monde et toi avec. Ce petit rire facile, un don qu'elle n'a jamais eu. Lyla est naturellement grave et quand elle rit c'est par mimétisme ou par pure médisance, elle n'a rien des grands éclats extravertis et cristallins : les siens sont impressionnants mais explosifs, ils s'accordent mal avec un mécanisme aussi naturel que le rire. Et elle le déteste, de rire ainsi au lieu de lui répondre, de se vautrer dans ce putain d'éclat mécanique, mauvais, qui brûle et n'a rien de lui. Lyla resserre sa prise, ses jointures blanchissent autour de sa peau chaude, mais malgré sa rage de vivre et de tout envoyer en l'air, on ne l'a dotée que d'un corps minuscule, tout en os nerveux et rondeurs féminines alors elle n'est même pas certaine de lui faire mal Tiago. Lui, si. Et elle se fissure, sous des coups invisibles, sous ses yeux qui la jaugent et qui ont perdu l'éclat qu'elle aimait tant : celui de compter, l'assurance qu'il la regardait différemment, d'une façon inédite qui n'appartenait qu'à elle. Là, il la regarde comme si elle n'était pas vraiment là, comme si elle n'était qu'une légère déconvenue, un petit obstacle, un contre-temps de rien du tout et ça la fout en rogne, Lyla. De quel putain de droit ? Et elle perd de sa superbe, elle se craquelle, malgré sa robe blanche de vestale au large décolleté, malgré les lunettes de soleil qu'elle vient rageusement ôter pour mieux le foudroyer, malgré son chignon sage et son image maintes fois répétée. Elle ose un regard à l'oblique vers la foule opaque, qui ne lui accorde aucun intérêt. Alors elle se laisse emporter, Lyla, au large la naufagée, au large l'emportent les vagues, loin de la raison qui la rattache souvent au port, loin du phare du contrôle qu'elle s'inflige pour diriger sa vie d'une main de maître, d'une main de fer. « Mais putain réponds-moi !! » Elle ordonne comme une Reine d'un timbre présomptueux qui n'appartient qu'aux gens d'en haut et pourtant le regard humide, trouble, qui le fixe, il implore. Il implore comme une môme qui sait y faire pour échapper aux punitions. Elle vogue entre deux eaux, Lyla, la femme sulfureuse et la gamine perdue et si souvent elle oscille sur le fil, y a des moments où elle tombe. C'est tout. Comme là, où la bombe humaine vient de détonner. Et elle le pousse, Tiago. Elle libère rageusement son bras brindille pour venir le pousser, le forcer à sortir de ses gonds, lui aussi. Le forcer à lui parler, à cesser de l'ignorer. Elle le pousse une fois, deux fois, trois fois, en lui ordonnant inlassablement de parler, putain, d'une voix habituellement basse, grave et chaude, qui croasse un peu plus à chaque tentative. Lyla n'arrête que lorsque le dos de Tiago heurte le tronc massif d'un arbre sans doute deux fois centenaire, à l'abri de la foule. Elle s'y glisse aussi et rompt la distance entre eux, attirée malgré tout par son corps, par sa peau, par sa respiration enfin un peu hachurée, plus calme que la sienne mais plus aussi sereine qui, étrangement, l'apaise. Tiago entrouvre enfin les lèvres dans un ballet hypnotique qui la maintient silencieuse, soumise aux bas instincts qu'elles lui inspirent ... et qui sont très vite rejoints par d'autres instincts, tout aussi primaires mais moins agréables. Lyla est à deux doigts de perdre pied, le souffle court et la carotide qui palpite violemment juste sous la peau tendre de sa gorge, elle ne sait plus quoi faire. Elle perd le contrôle, elle perd l'avantage, sonnée par l'arrogance de Tiago qui la domine de toute sa hauteur, de tout son détachement acide. « Arrête de jouer au con Tiago. Sérieusement arrête ou je te jure que je vais te les arracher à coup de dents, tes précieuses burnes. » Elle a l'air d'en rire, Lyla ? Elle a l'air de trouver ça drôle, ses sourires en coin caustiques et sa façon nonchalante de lui refuser ce qu'elle réclame ? Non. Elle ne plaisante pas, Lyla, jamais. Pas en amour, pas avec ce qu'elle possède et refuse de lâcher parce qu'elle aussi, a le droit a quelque chose de bien, une fois dans sa vie. C'est tombé sur Tiago, dommage pour lui, mais Lyla elle préférerait serrer jusqu'à l'étouffer, jusqu'à l'étrangler plutôt que de le laisser tomber, plutôt que de lui rendre sa liberté. Mais il la repousse et il continue, il s'enfonce, il lui fait serrer des petits poings nerveux, tremblants, en la prenant pour une conne. Son visage jusque là neutre se fend d'un sourire vénéneux qui brille sur ses pulpeuses, qui luit de l'éclat dangereux du métal d'une lame. Ce n'est pas un sourire fait pour séduire bien qu'il connaît son pouvoir, c'est un sourire qui dévoile les canines, un sourire qui te susurre de rester sur tes gardes. « Et ouvrir ta grande gueule pour m'en informer, c'était trop te demander ? » Elle aussi, se fait acide alors que ses prunelles vengeresses sont aimantées aux siennes. Le ton est retombé comme un soufflé mais les mots sont encore durs comme de la pierre, la pierre avec laquelle elle pourrait lui fracasser le crâne à cet instant, tellement Tiago, son putain de phare, son seul repère, l'unique constante dans un existence vouée aux ténèbres et à la solitude, est à la dérive. Lyla ça la rend barge, ça la rend vulgaire et typiquement féminine dans ses accès, dans une hystérie maintenue en laisse qui perle tout de même sur son minois froissé. Elle l'a appelé. Elle l'a harcelé d'appels, de messages, et par son silence, c'est lui qui s'est condamné, qui ne lui a pas laissé d'autre choix que de venir en guerrière, en napoléon en jupe courte (très courte) arracher la conclusion, le dernier chapitre. « Moi non plus, je joue pas. J'ai jamais joué. » Pas avec toi, qu'elle aimerait ajouter si la colère ne grondait pas encore, doucement mais sûrement remplacée par le flot du pathétique qu'amène toujours la lassitude. Lyla, elle est fatiguée de se battre contre un putain de mur inanimé. Elle veut Tiago. Elle le veut avec sa flamme, avec sa hargne, avec sa passion qui dévore et qui brûle, avec son regard de braise et sa façon de la faire sienne, même si elle a toujours su, au fond que leur relation est bancale, inégale. Qu'elle l'aime pour deux. Et sous le poids de cette confession voilée, Lyla se dégonfle. Bipolaire des sentiments, instable, elle redescend, elle touche à nouveau terre, elle affiche l'air vulnérable du faon devant qui on vient de tirer la mère et qui ne comprend pas. Elle sait qu'elle est en train de le perdre. Qu'elle l'a déjà perdu et en même temps, elle refuse de l'avouer, de l'accepter. De perdre la face. Elle ne réalise pas que c'est en se montrant aussi extrême, dépendante, qu'elle est ridicule : parce qu'elle est ainsi, c'est tout. Doucement, son souffle se fait plus éthéré, presque imperceptible et elle s'avance de sa démarche languide et tentatrice, de ses hanches qui se balancent, de ses jambes galbées qui se croisent. Lyla vient chercher la fin, tout contre Tiago. Elle se presse contre lui comme si elle aimerait s'y fondre et devenir une extension de son être, un supplément de son âme. « Quitte-moi et je m'en irai. » Lyla souffle ça d'une voix brûlante, tout contre ses lèvres. Ses lèvres à qui elle ne laisse pas de répit, ses lèvres qu'elle vient capturer dans un baiser, voulu ou non elle s'en moque. Elle joue une nouvelle partition, Lyla, une nouvelle pièce de théâtre, elle tente la douceur après la brutalité pour le laisser pantelant, elle caresse sa bouche de la sienne, attire sa lèvre inférieure entre les siennes et finit par le noyer, par les noyer dans un baiser désireux, fiévreux. Une étreinte vorace qui ne se contente plus que de sa bouche, de son corps contre le sien, juste fait pour lui. Ses mains viennent tirer son col pour l'attirer davantage à elle, qu'importe ce qu'il désire, ses bras glissent dans sa nuque pour s'y accrocher avec l'énergie du désespoir, ses doigts coulent dans ses cheveux qu'ils cramponnent, Lyla aimerait le dévorer tout entier, le respirer, l'inhaler et ne plus jamais le laisser partir. Jamais. « Sois un salaud plutôt qu'un lâche, vas-y. » Elle écarte ses lèvres pour quelques secondes, pour le défier de son regard qui donne chaud, avant de les promener le long de sa mâchoire si bien dessinée, sur la ligne tendre de sa nuque qui l'a toujours rendue dingue. Lyla elle caresse, elle baise, elle mordille, elle joue le seul ballet qu'elle connaît sur le bout des doigts, de la pulpe de ses doigts qui viennent déjà s'agripper à son t-shirt pour en goûter la peau. Il est beau, Tiago, et il l'enivre toujours plus quand elle le touche, quand elle le respire. « Je t'aime Tiago, t'entends ?    » Lyla, elle, elle l'entend. Les cris déraisonnés de son coeur sont là, ils battent la mesure avec ce qui palpite plus bas et tant que Tiago ne dira rien, tant qu'il ne lui offrira pas ce qu'elle est venue chercher, il lui appartiendra. « T'es à moi.  » souffle-t-elle doucement en atteignant son jean. Lyla, elle veut savoir. Elle veut savoir ce que Tiago a dans le coeur, dans les tripes, même si ça fait mal. Elle veut savoir si le détonateur au creux de son sac est utile, si elle doit aller si loin, si c'est la seule solution. Elle veut croire qu'elle peut le réparer Tiago, qu'elle peut les réparer même si c'est seulement entre ses reins. Mais Lyla, elle n'est pas aussi crédule, elle n'y croit pas, et elle sait déjà jusqu'où elle est prête à aller pour lui faire mal, s'il lui porte le coup fatal.

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c'est pas la bonne, mais putain qu'elle est bonne.


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