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 Perfect fury _ (Alisha)

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Faye Malone
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MessageSujet: Perfect fury _ (Alisha)   Jeu 1 Déc 2016 - 18:02

Perfect fury
Alisha & Faye
TOXIC

"Jimi?" hululais-je en claquant le battant de la porte d'entrée derrière moi. Seul le silence et le doux ronronnement de l'aquarium du salon me répondirent. Il devait encore être en vadrouille pour la soirée.
Dans un lancer calculé je fis glisser mon sac à main jusqu'à un mur avant de laisser ma paire de boots derrière la porte. D'un geste preste je défis les pinces retenant ma crinière soyeuse pour secouer mon carré fraîchement coupé et me dirigeais vers la cuisine. Après une journée de boulot pareille j'aspirais uniquement à un thé pour accompagner le cône rituel et relaxant.
Le bal historique de la ville arrivait à grands pas, et il avait fallu boucler toute la mise en page en urgence afin d'y insérer les dernières images de promotion pour l'évènement. Dame Loria avait été bien claire sur la primauté de ce moment historique. C'est donc tout naturellement que la rédaction c'était pliée en quatre (moi comprise parce que je ne tenais pas à être virée pour insubordination. Même justifiée.). Un vent de panique pressante avait soufflé sur la horde des rédacteurs bien trop paresseux d'habitude. Bien qu'ayant rendu mon boulot dans les temps, mon chef avait eu la merveilleuse idée de m'y envoyer le week-end prochain pour couvrir l'évènement. Moi j'étais sûre qu'il ne s'agissait que d'une punition parce qu'il m'avait grillé en train de faire une de ses caricatures.
Tout en chantonnant distraitement, je mis l'eau à bouillir puis m'évertuais à choisir consciencieusement le sachet d'herbe aromatiques. Une fois chose faite, je m'appliquais à rouler un bâtonnet d'herbe. Machinalement. Parfaitement. Un coup de langue plus tard, le briquet crachait sa flamme et moi j'inspirais enfin la fumée tant convoitée.
D'une main délicate je déposais la tasse fumante sur la table basse avant de me rendre d'un pas léger, presque dansant, dans ma chambre. Le soleil y entrait à flot par les larges fenêtres. Dont l'une d'elles... Était ouverte?
"Merde" marmonnais-je avant de hausser les épaules. Hazel Spring était une bourgade tranquille. Chose que je regrettais immédiatement après l'avoir pensé en entendant un discret frôlement dans mon dos. Je me retournais vivement, le palpitant s'agitant follement dans ma cage thoracique. De surprise et de contentement.
"T'es encore passée par les escaliers de service? Tu sais pourtant que j'habite pas seule, Jimi aurait pu t'entendre..."
Les remontrances n'étaient qu'une simple formalité, enrobées d'un large sourire en la contemplant dans la lumière dorée l'habillant. La chevelure magnifique et indomptable surmontant deux yeux de biches. Un petit nez adorablement retroussé. Une bouche pleine, tentatrice. Alisha. Six lettres qui renfermaient toute l'énergie de la jeunesse et sa sensualité.
Tel un songe, elle avait pris l'habitude de me rendre visite lorsque bon lui semblait. Elle était comme ça Alisha, versatile et exigeante.



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Alisha Rojas
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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Jeu 1 Déc 2016 - 21:35

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Somehow everything I own smells of you
Il était tard.  
Une presque-soirée de début saison, une brise américaine encore toute engourdie de sommeil.
Il n'y avait personne lorsqu'elle entra dans l'appartement, rassembla sa chevelure sombre dans un chignon lâche -par excès de coquetterie ou par simple soucis pratique- et avança l'air lasse, déchaussa d'une main ses escarpins qu'elle envoya valdinguer d'une mouvement leste du pied, fit quelques pas rapides en soupirant et en délassant sa nuque d'une simple rotation du menton. Elle déposa son sac à main sur la table de nuit, y fouilla machinalement avant de se diriger vers la penderie. Elle en sortit un vêtement, brusquement, rejeta sa tête en arrière, une insulte au bord des lèvres, puis elle s'arrêta et respira un coup. Peut-être y accordait-elle un peu trop d'importance. Elle se força un instant à sourire au miroir, se baissa pour retirer son short et son tee-shirt de la journée, puis elle arpenta la pièce en lingerie blanche, sa nouvelle tenue à la main, jusqu'à son téléphone qu'elle consulta brièvement. Puis, après avoir arpenter la pièce de long en large sans jamais que son esprit ne se fixe sur un sujet précis, elle se décida à changer ses vêtements par un haut ample de la jeune femme. Elle râlerait sûrement, s'en plaindrait peut-être. Ou fermerait simplement les yeux. Comme pour tant de chose, comme pour le reste.

Elle finit par s'abandonner dans le lit trônant au centre de la pièce, les pieds ramenés contre ses cuisse, le regard plongé dans les reflets dissolus de la petite ville. Il y avait l'ombre des passants, et le reflet luxuriant des végétales sur la surface lisse, des formes distordus, des remous insolubles - elle y dénota une touche de blanc zébré. Elle eut une petite moue fatiguée. Il était un peu moins de vingt heure, presque personne n'arpentait les couloirs de la résidence, et mademoiselle Rojas revenait de on-ne-sait-trop-quoi on-ne-sait-où. Mais ça, c'était un tout autre débat. Si elle avait sût que sa soirée se prolongerait autant, elle aurait sans doute prit la peine d'en avertir son paternel. Ou, plus probablement, qu'elle n'en aurait rien fait, par esprit de contradiction sans doute, ou tout simplement parce qu'elle n'avait pas la force de faire semblant de s'en soucier.

Il y a cette odeur qui accompagne les averses naissante.  Il y a le vent qui souffle contre la fenêtre et le claquement de la vitre. Elle est allongée sur le lit, lit qui n'est pas le sien, chambre qui n'est pas la sienne, un bras passé sur ses yeux, la cigarette se consumant entre ses lèvres. Depuis combien de temps s'amusait-elle à aller et venir dans le quotidien de Faye? Trop souvent pour qu'elle prenne encore la peine de s'y attarder. Pas assez pour qu'une saine répulsion vienne soudainement la tirailler. Faye lui manquait, d'une certaine façon. Elle aurait voulut qu'elle soit là à son retour. Mais elle ne savait pas si elle était vraiment venu pour elle. Si elle reviendrait jamais pour elle. Si elle n'était pas simplement là pour sa bouche et la chaleur de son souffle. Pour sa voix clair et trop riche, pour sa silhouette trop fine, pour ses épaules trop étroites. Ou pour son vaste front blanc et son odeur capiteuse qu’elle déteste tant. Si elle viendrait pour son corps lacté qui lui rappelle la neige comme une infinité de flocons envolés qui le constituerait. Pour ce feu qui un jour, sans doute, viendrait s'éteindre. Si elle se blottirait dans leurs cendres encore tièdes ou si elle les dédaigneraient.
Elles n'étaient destinée à ne devenir que ça après tout. Un foutu amas de poussière.

▬ Jimi?

Elle tira sur l'américaine avant d'en abandonner les cendres sur le socle de verre. Oh oui, quel ennuie. De se dire que bientôt tout serait fini. Elle ricana à cette pensée avant d'abandonner la douceur des draps, passant dans le couloir pour observer les déambulations de la tatoues d'une oeillade moqueuse. Et, dans les remous à regarder s'écouler le flot de volutes orphelines, elle suit du regard cette silhouette qu'elle n'a fini que trop bien par connaître et cette envie qui cogne trop fort contre ses tempes. Ses yeux la guettait comme une prédatrice, pas le temps pour les réflexions qui divergent, dans son esprit s'esquissait un nouveau schéma, un soudain caprice. Elle se glissait alors dans son dos, allant jusqu'à laissé glisser ses doigts sur le grain de sa peau, riant de sa surprise comme d'une farce enfantine. Faye. Elle l'avait l'attrait prohibé des amours bafoué. Elle avait le corps marqué comme une toile inachevé. Il y avait tant de chose à y découvrir encore, dans l'âme de Faye. Il y avait tant de lecture à y apporter. Comment aurait-elle put sciemment s'en écarter? Comment aurait-elle put se laisser enchainée par quelque chose d'aussi futile que la sécurité? Elle ne s'était jamais fait prendre. Non. Pas encore.

▬ Je l'ai vue sortir avant de venir. Pourquoi? Tu t'inquiètes pour moi?

Oh, elle en souriait Alisha. Elle attendait seulement ce jour où tout ça perdrait sa saveur. Où l'attention de mademoiselle Malone ne serait pas à son coeur ce qu'est une caresse sur un crâne félin. Elle hausse ses sourcils dans une moue équivoque, redresse son menton jusqu'à pouvoir sentir son souffle s'écraser contre son visage et vacille dangereusement entre la mince ligne qu'est la mesure et la démesure. A moins qu'elle ne l'ait déjà piétinée du haut de ses talons. A moins qu'elle ne l'est déjà enjambée des années auparavant.

▬ Tu devrais fermer ta porte Faye, qui sait ce qui pourrait te tomber dessus sinon?

Elle sourit un peu, inclinant sa tête sur le côté. Alisha, toujours pleine de bons conseils qu'elle ne suivait jamais.

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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Sam 3 Déc 2016 - 12:47

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Sa voix à peine voilée se répandit dans la pièce comme une sonate bienvenue. Elle s'était rapprochée d'une manière indécente, comme seuls les amants savent si bien le faire. J'avais envie de croquer dans cette joue paraissant si tendre et veloutée. J'avais lu quelque part que le désir de manger quelqu'un traduisait une preuve d'amour. Le problème, c'est que considérant l'individu dont il s'agissait j'aurais eu tôt fait de la régurgiter ensuite...
Parce que Alisha m'emmenait toujours dans les deux extrêmes des variations sentimentales. Elle virevoltait d'un bout à l'autre de la balance, jouant les équilibristes sur la corde raide. Semblant se repaître du vacillement incessant qu'elle engendrait dans les cœurs qui croisaient son chemin.
Le problème, ou bénédiction selon le point de vue, était que la tigresse avait buté sur un feu intérieur identique au sien. Souffreteux et incertain, continuant pourtant à brûler vaille que vaille, laissant parfois échapper une fumée noire et toxique dans les âmes. Toutes les deux bornées, butées, il nous était impossible de rester loin l'une de l'autre bien longtemps. Comme si un crochet nous saisissait pas le nombril pour nous raccrocher dans un improbable et hautement inflammable duo.
Physiquement cependant, nous n'aurions pu être plus différentes. Grande, élancée, exotique, Alisha tranchait avec ma taille moyenne, ma silhouette menue, presque frêle et mon teint de porcelaine. Pôles opposés se repoussant continuellement pour mieux s'enlacer.
"Je plains plutôt celui qui aura le malheur de te tomber dessus à vrai dire!" riais-je légèrement.
Y en avaient peu possédant la carrure pour se confronter à la jeune femme. Derrière son gabarit poids plume s'étendait une ombre gigantesque, prête à écraser ses adversaires par tous les moyens possibles.
"Et je te signale que si je verrouillais réellement mon appart je ne pourrais plus avoir le plaisir de t'y trouver comme un cadeau bien emballé dans mes fringues." Je tirais sur le Tshirt ample en provenance directe de mon armoire, effleurant au passage le creux parfait du ventre se profilant dessous.
Avec une fausse moue exaspérée je lui fis signe de me suivre dans le salon, en toute bonne hôtesse que j'étais, pour lui servir également une tasse de thé. Sans demander. Parce que je savais que si j'avais le malheur de poser la question ce serait l'esprit de contradiction de la jolie latine qui me répondrait. Qui malgré l'heure peu tardive se risquerait effrontément à réclamer un cuba libre. Et aussi parce que j'adorais la faire enrager.
Après avoir soigneusement répéter le rituel d'infusion, je retournais dans la pièce principale, me laissant choir à côté de ma féline compagne. Une étincelle plus tard je tirais à nouveau sur le joint délaissé avant de lui tendre d'un air interrogateur. Peut-être challengeur également. L'herbe produisait son effet, détendant imperceptiblement mes muscles crispés, mon esprit épuisé. Puis, sans précipitation, avec une lenteur toute calculée, mes doigts vinrent s'égarer dans la nuque découverte. La douceur de sa peau me donnait presque envie de pleurer en souriant.
"Tu squattes ici je suppose ce soir?"
Encore une fois il s'agissait plus de rhétorique d'autre chose. Alisha se répandait toujours comme une brume, apparaissant subitement, se retirant tout aussi brusquement. On pouvait toujours essayer de la retenir: c'était comme vouloir attraper de la fumée avec les doigts. Dans tous les cas mes draps lui étaient ouverts, tout comme la porte.




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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Sam 3 Déc 2016 - 17:03

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Faye.
Faye, c'était une toute autre saveur. C'était un désir concupiscent évident dans sa voix encrassée par la fumée, auquel elle succombait par un vaudou de l'esprit auquel elle ne captait rien. Pourquoi. Comment. Elle et ses néons dans le regard. Elle et ses sourires à deux balles, qui l'emplissait de cette envie primaire. Ce désir de l'attraper à bout de bras, de l'étouffer de baiser jusqu'à ce qu'elle s'efface de son crâne. Ses viscères lui hurlaient de venir cueillir les réponses là où le mensonge ne pouvait subsister, là, au creux du ventre, à même la chaire. Elle aurait put tout prendre.  Elle aurait pu appeler à corps et à cris, voler, forcer ce qu'elle attendait. Mais il y avait cette clôture, ces parce que qui se faisaient désirer. Ce besoin de trouver une raison. Alisha. Elle avait plongé le regard dans le trou béant de ses pupilles. Sensiblement penchée, elle y cherchait ses réponses qui ne venaient pas, qui ne viendraient jamais. Elle ne comprenait pas ses retours. Ni même ses réactions. Elle ne comprenait pas, ou ne voulait pas comprendre. Parce que Faye c'était tout ce qu'elle était et tout ce qu'elle n'était pas. Tout ce qu'elle ne saurait saisir et qu'instinctivement on souhaitait détruire. Tout ce que ses doigts - ces bouts de chaires écorchés, déchirée d'un trop plein d'elle, d'un trop plein d'eux, avait un jour caressés. Tout ce dont elle ne pouvait s'écarter.

▬ Il pourra au moins se vanter d'avoir fait une rencontre inoubliable.

Un sourire se dessina sur ses lèvres pleines, vilaine petite peste.
Et puis, elle se laissa entrainer, s'agenouillant sur le canapé pour croiser ses bras sur le dossier, le menton posé sur ses avants bras, il y avait le regard d'Alisha qui suivait ses déambulations dans la plus tendre expression de contemplation - du thé, sérieusement? Un agacement diffus, une brûlure insidieuse, latente presque, plus légitime que les grandes révolutions et qui frappait ses iris comme un rayon lunaire. Sa sensibilité à ces basses provocations la faisait crépiter là, dans le creux de la gorge, ça tordait ses lèvres, réchauffait son ventre.

Mais - c'était une des facettes de leur guerre vaine. Contre le monde et contre elles mêmes. Alisha aimait ces incessantes querelles, ces sourires arrachés, ces soupirs dérobés, ces mains égarés, ces ventres effleurés, ces cuisses emmêlées et ces dos éraflés. Tout. Elle aimait. Elle aimait. Elle aimait lorsque son hôte se laissa tomber à ses côtés et lui tendit sa tasse avec cette presque fierté de ces plaisirs inavoués. Mais là encore, c'était une guerre vaine. Elle ne pouvait pas encore y rattacher une théorie et sans doute ne le pourrait-elle jamais, sans doute ne le désirerait-elle jamais non plus. Pourtant, elle avait toujours cette envie de l'embrasser du bout des lèvres, les piquer de sa chaleur, le sourire en coin, les canines à l'affût.

▬ Du thé, tellement, tellement classique Faye. Tu n'aurais pas du sang anglais dis moi?

Elle saisit pourtant la tasse de thé, sans plus rechigner. Un demi sourire s'étire sur ses lèvres alors que la jeune femme lui tend son joint de la pointe de ses doigts, l'attrapant. Elle s'allonge, pose sa tête sur ses cuisses. Ses boucles folles caressent ses cuisses, puis du bout des doigts, elle effleure la courbe des poignets. Un regard moqueur. Un petit rire chaud. Et, elle tire sur la tige fumante. Recrachant la fumé vers le plafond, vers son visage.

▬ Mmh mmh, j'ai ouïe dire que tu n'avais rien contre une colocataire temporaire entre tes draps.

Et puis souris, l'enfant.
Perds tes mains dans la douceur de ses cheveux, glisse tes lèvres au creux de la paume offerte, colle ta joue effronté contre sa chaire, et ne cherche pas à être raisonnable, à saisir ce  que tu veux, ce que tu ne veux pas; accepte simplement que tout ça te fait du bien pour l'instant. Courir, c'est le nerf de ton quotidien, ton oxygène, ta raison d'être. Et Faye était à tes tourmentes ce qu'était une bouffée d'air à tes poumons. Elle en était aussi l'un des plus pernicieux des démons. Celle qui te ramenait sans cesse à elle. Que jamais tu n'oubliais. Et qui pire que tout, te manquait. Dont la brûlure te hantait. Dis Alisha, tu ne la connais que trop bien cette attirance là, n'est ce pas?  Perdus dans tes caprices volubiles, dans tes contradictions qui dévorent le coeur, dis Alisha, tu la côtoie depuis trop longtemps cette dépendance là, cette envie de peindre son visage de milles et unes nuance, les teintes que tu ne portes pas, la boule d'émotions pas assez dilués qui gonfle à l'intérieur jusqu'à prendre toute la place. Cette confusion des sens, elle suit tes pas comme une vieille amante. T'es cruelle Alisha, à sans cesse changer de sens, à jamais savoir, à attaquer parfois, sans raison valable, sans signe avant coureur. A aimer ça aussi. Susciter sa rage, susciter son agacement, sa désapprobation. Son désir. T'es qu'un gremlins, un monstre au baiser d'amour, un chat errant à la peau dure,  qui mord, qui blesse, détruisant tout sous une simple impulsion. Au final, c'est sans doute ton plus grand défaut. Toute cette impulsivité. T'es mauvaise fille quand tu manges Faye, quand tu la brûles à tes sentiments trop forts, trop grand pour toi. Tu pourrais lui faire l'amour au lieu de lui faire la guerre. Mais l'amour que tu lui portais avait la violence des grandes batailles. Le goût de la poudre à canon. Faye était ton feu. Elle t'embraserait peut-être. Et tu la consumerais toute entière.

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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Dim 4 Déc 2016 - 12:28

Perfect fury
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J'observais les infimes réactions se peignant sur ses traits. Le pincement presque moqueur à la vue de la faïence chaude, la retenue subtile de sa main se saisissant de l'anse.
" Oh peut-être bien. Je descends probablement d'une pute à l'accent cockney, du côté de ma mère ça me surprendrait pas." glissais-je avec nonchalance. Auto-dérision quand tu nous tenais...
Je la laissais s'étaler, comme une princesse sur son lit à baldaquin et nous envelopper d'un halo de fumée douceâtre. Auréole puant le vice. Et qui s'accordait pleinement à toutes deux. Le sourire d'Alisha vint éclairer son visage tout entier. C'était comme constater Lucifer dans toute sa splendeur du rôle d'étoile du matin, une toile serrée d'innocence salie et d'enjôlement inquiétant. Irrésistible.
Et ses yeux... Bonjour vous. Bonjour prunelles charmeuses et charmantes. Bonjour aux deux obsidiennes tournoyantes plissées par le rire, assombries par la colère latente. Parce que la colère c'est ce qui bouffait la belle latine. Elle avait la fureur galopante dans les veines qui lui allongeait les dents jusqu'à ce qu'elles rayent le parquet. Qui transformait sa figure en masque de grand méchant loup, prêt à vous dévorer tout cru. Avais-je donc d'autre choix que de me conduire en chasseur?
"Bah tu sais, un lit king size pour une seule personne ça finit par lasser parfois."

Et la voilà qui passait à l'action, se lovant tel un félin réclamant de l'affection contre mes cuisses, exigeant toute mon attention. Mais ce n'était pas la seule chose que recherchait Alisha. Et moi je me complaisais à la faire languir, laissant les braises s'échauffer en un foyer ardent et ô combien attirant. Il y avait une ligne savamment floue dans nos ébats, amenant la pulsion de l'interdit entre nous, jamais franchie cependant, teintant nos échanges d'une sensualité exacerbée.
Je me penchais sur elle, une de mes mèches rebelles lui effleurant le front avant de capturer la fumée s'échappant de sa bouche dans la mienne sans pour autant apposer mes lèvres contre le fruit défendu. Puis je récupérais mon dû, cendrant délicatement dans un sobre cendrier de bois polis.
"Dis tu vas venir au bal des fondateurs le weekend prochain? Je suis de corvée pour faire le compte-rendu de tout ce joyeux bordel."
Bon, je râlais pour la forme, et même si j'aurais souhaité pouvoir faire autre chose que de déambuler dans une hideuse robe à crinoline, il fallait avouer que la perspective d'y trouver les pires squales de la villes au même endroit piquait ma curiosité. Ce serait une importante manne d'inspiration pour mon prochain papier. Clandestin évidemment car le journal était la meilleure vitrine pour l'élite d'Hazel Spring. Je me contentais donc de stocker mes écrits dans mon ordinateur, attendant le moment opportun pour les éditer.
"On commande indien? J'ai la flemme de faire à manger..."
Le traiteur était déjà enregistré dans mon téléphone, en bonne place grâce à mon statut de cliente assidue. Je voulais rester imbriquée avec Alisha dans cet énorme canapé d'angle sans avoir à bouger d'autres muscles que ceux de mes doigts retraçant les creux de ses clavicules. J'aurais adoré y encrer ma patte, la marquer d'une manière indélébile. Je n'avais jamais osé demander, parce que j'étais persuadée que la réponse serait une franche négation. On ne la possédait pas, sauf si elle le décidait.




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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Dim 4 Déc 2016 - 15:01

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Il y avait quelque chose de pire que la rage, quand bien même elle coulait à flot dans les veines d'Alisha. Il y avait quelque chose de pire que la haine, la perversion, la colère ou la fureur. C’était la frénésie, l’emportement, la passion de la violence et de cette même rage-là. C’était le désir, hurlant et sévère, de faire du mal à autrui. C’était l’envie incontrôlable de détruire une personne jusqu’à ce que son âme s’échappe de sa gorge, jusqu’à ce que son corps se brise de douleur et d’amertume.

Il y avait quelque chose de pire que la rage seule sur le plat de sa langue.
C’était le vice.

▬ Je m'en voudrais cruellement de ne pas combler le vide d'un si grand lit tu comprends. Simple question d'éducation.

Les grands yeux bruns de Faye ont quelque chose qui essaierait de la poignarder. Avec douceur, avec chaleur. Comme toutes ces petites choses qui la constituait. N'était-elle pas née chasseuse? Le sourire en carquois et la langue en lame? Son regard lui tendait les bras, mutin, et l'invite comme d'une douce prières  à lui asséner les meilleurs de ses coups. Parce qu'elle aimait aussi Faye, malgré tout, malgré toutes les erreurs, malgré toutes les écorchures et les déconfitures. Les gestes naissaient de leurs tripes, douloureusement tendre, tendrement douloureux, comme une litanie enfiévrée, et tordaient les ventre d'une façon exquise, comme si elle s'était contractée jusque là dans l'attente qu'elle extirpe ces maux de sa trachée. Un sourire étira ses lèvres lorsque celles de sa condisciple aspirèrent la fumée grisâtre.
Pas mal.

▬ Pas le choix, les belles y vont toutes et je crois qu'on aide à l'organisation également.

Il était de ces obligations auquel personne ne pouvait déroger, pas même elle. Le club des belles d'Hazel Spring en faisait partie. Après tout, elles représentaient l'élite de la petite communauté local, l'exemple que toute femme avec un tant soit peu de décence désirait suivre. Los kapos du bon goût et du savoir vivre.

Pourtant, Alisha était inconstance.
Pourtant, Alisha était de ces ruades incessantes et obséquieuse, qui soufflaient leurs bourrasques toutes à fait égoïstes pour qu'elle renverse les règles universelles; elle était de ceux dont les mots venaient cogner les chaires, dont les rires tournent toujours, dont la présence envahit et écrase par une grandeur qu'elle se fabrique - elle piétine, Alisha. Elle était de ceux qui voulait briller trop fort. Alisha aimait ce qu'elle exorcisait à travers les autres. Elle aimait ce que l'oublie lui procurait, l'indifférence qui étreignait son coeur face à la laideur du monde. Hébétée et quelque peu solitaire. Et elle exécrait la femme qu'elle devenait, la femme qu'elle n'était pas aussi. Elle changeait. A boire la vie au fond des grandes bouteilles de verres, à fumer sa jeunesse, l'affection et la tendresse. Tout le temps, pour garder la tête hors de l'eau. En orbite dans sa propre galaxie, prisonnière de sa brume. En essayant de tout effacer, de tout réparer, elle risquait de s'y heurter. De tomber à terre pour ne plus jamais se relever.  Pouvait-on être un exemple lorsque même jouer son propre rôle devenait faux? Pouvait-on même s'en soucier lorsqu'on avait le sourire euphorique brandit face à l'éternel? Là où mensonge et vérité se confondaient, dans le bassin de ses lèvres, de le nid de son ivresse. Alisha eut une moue contrarié en levant les yeux au ciel.

▬ Mais avec un peu de chance il y a aura beaucoup mieux à voir qu'un conglomérat de sexagénaire qui bavent des heures en tentant de nous persuader qu'ils sont les âmes généreuses qu'ils ne sont pas.

Elle eut un bruit de gorge approbateur.
Elle avait cette sensation pendue au bout des doigts, lorsque ses mèches folles et sombres piquaient les siennes tout autour - Elle fredonnait presque, moqueuse, alors que ses mains glissaient le long de ses bras. Oh Alisha. Elle aimait voir son visage crème gravé de ces deux filigranes, ces lèvres coralliennes - elle aurait aimé les cueillir doucement, tendrement, avec la faucille la plus délicate qu'il soit ; sa bouche. Poser ses doigts de chaque côté de ses joues d'ivoires, et le piquer d'un baiser –. Et là, elle presserait ses lèvres un peu plus fort –. A chacune d'elle.
A chacun d'eux – à chaque soupir.

▬ Je ne compte de toute façon pas te laisser te lever maintenant.

Elle avait soufflé ces quelques mots sur le ton de l'évidence, l'oeil brillant, avant de tendre la main pour attraper la tige fumante, se redressant d'une main pour caresser ses lèvres des siennes, un sourcil délicatement arqué.

▬ Poulet massala?

Elle blottit le joint entre ses lèvres, aspirant un bouffée bienfaisante avant de lui rendre.

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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Mar 6 Déc 2016 - 1:11

Perfect fury
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Les belles. Groupuscule féministe renvoyant à un masochisme despotique, s'appliquant à embrigader des jeunes femmes "comme il faut" afin de leurs inculquer les principes de bases de la parfaite mondaine. Si tant était que servir sans éclaboussures un verre de limonade y contribuait.
Alisha possédait bon nombres d'aptitudes, y compris celle de savoir se fondre dans la faune locale. Parader en compagnie des doyennes, affichant un sourire aussi innocent que celui du Chat du Cheshire. La gueule pleine de crocs débordants, les lèvres tordues jusqu'à l'indécence et surtout deux yeux effilés vous jaugeant du regard, tâchant de déterminer jusqu'où elle pourrait vous pousser avant de rompre sous sa pression.
Je détestais cet aspect de la jeune femme. C'était pas une question de partage, mais plutôt de principe. Sans être une enfant de cœur et du haut de son jeune âge, la latine possédait une certaine profondeur peu commune contrairement à beaucoup de celles qui constituaient le groupe. Surtout les générations plus âgées. La sagesse ne venait pas avec l'expérience. Les doyennes ressemblaient à une bande de collégiennes se cherchant des poux. Chuchotis, chuchota, attention à ceux et celles se mettant en travers de leur route. Peu encline à subir leurs foudres je me contentais généralement d'observer de loin leurs méchantes frasques, notant soigneusement chaque détail.
"Super, ça veut dire que tu vas être trop occupée à jouer la princesse et me laisser enfin tranquille."
Sur ma langue les mots roulaient, mi-acides mi-taquins. Je n'avais pas envie de prêter trop attention au fantôme de crampe me saisissant au plexus. Je m'en fichais, non? J'aspirais, presque boudeuse, sur le filtre, noyant cette agitation dérangeante dans une nouvelle émanation. La bouche pleine, vermeille, de la tigresse vint effleurer la mienne, me traversant d'un frisson inattendu. Je lui rendis le cône aussi rapidement que les armes, la laissant tirer dessus à son tour. Je ne sus si l'herbe, la lippe tentatrice ou l'air mutin d'Alisha me firent vriller, mais en tout cas mon corps agit seul, dédaignant une potentielle concertation avec mon cerveau.
Désinhibée, frustrée, et décidant de me foutre royalement des limites habituelles, je posais impérieusement mes lèvres sur les siennes, encore toutes vaporeuses. Nos langues s'enroulèrent dans un ballet brumeux, doux et chaud, brusque et fort. Cinq secondes que j'avais l'impression d'avoir attendu toute la journée.
"Ouais massala ça me va" grognais-je en me retirant de la place tentatrice.
J'attrapais dextrement mon cellulaire, faisant sonner la ligne. La commande fut rapidement passée, ce qui tombait plutôt bien car les effets du joint commencèrent à se faire sentir. Mon estomac s'agitait, criaillant légèrement.
"Tu veux prendre l'apéro en attendant la livraison?"
Je désignais d'un doigt la bouteille de bourbon flambant neuve trônant sur le buffet, miraculeusement épargnée par Jimi.




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Alisha Rojas
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MessageSujet: Re: Perfect fury _ (Alisha)   Mar 6 Déc 2016 - 2:47

You could be happy and I won't know but you weren't happy the day I watched you go and all the things that I wished I had not said are played in loops till it's madness in my head. Is it too late to remind you how we were? - You & me - One more dance

Somehow everything I own smells of you
Oui Faye, tu déteste lorsqu'elle fait ça.
Quand elle parade aux côtés de ces femmes d'un autre âge.
Dis Faye, est-ce que c'est cette Alisha là que tu détestes? Celle qui te vend ses propos infecte, de la perfection factice, du dédain, de la moquerie. Dis Faye, c'est vraiment ce bout de femme, pas vraiment enfant, encore adolescente, que tu exècres? Cette sorcière pas assez humaine, celle qui vous jette une supériorité chimère. Alisha. Elle avait engendrée les grands incendies, les mots qui se déchiraient, leurs lèvres qui s'écorchaient, leurs corps qui se perdaient. Tu avais choisis ce tourbillon que tu aurais avec Alisha. Tu choisiras alors ce mépris qui pulse sous les paupières, le monstrueux jetés entre deux éclats de voix et un manque lancinant à peine enlacés entre un milliers de silences. Tu le sais pourtant. Que tu avais choisit les "regardes moi" d'Alisha murmurer entre deux caresses,  jetés de travers, à s'étreindre à l'envers. Mais Faye, est ce que tu le vois toi? Cette flamme qui toujours brillera pour toi? Qu'elle se perd dans tes yeux tourment annihilant les cieux? Et toi? Est ce que tu te noies dans sa poésie explosant sous le crâne? Dans ces essoufflements presque plaintif parce que vous auriez trop goûtée à la lune. A vous en déchirer la gorge, à vous en arracher la poitrine.  Mais Faye... est ce que tu le sens? Alisha et son coeur qui bat dans un galop furieux. Que tu consumes son être à chacun de vos égarements? Alisha, que tu étreints trop fort. Est ce que tu les vois, les secrets chuchotés au creux de tes draps? Que tout n'est que miroir où il n'y a ni haut ni bas mais juste toi? Juste elle. Juste vous. Dis Faye, est ce que tu aimes ce que tu goutes? Ses lèvres au goût poison, la saveur de votre déraison. Il y avait un arôme du monde dans ce baiser là. Un goût de vous.

▬ Si tu crois que je ne trouverai pas une opportunité de venir te voir Faye, c'est que tu me connais bien mal.

Alisha. Elle - elle et son sourire d'enfant, elle et peut-être, ô ciel peut être tout et rien. Faye, elle perçoit probablement le battement d'un coeur contre son sein, juste deux corps ensemble, entremêlés dans un bref abandon, et c'est là le plus important. Il y a l'odeur de la demoiselle qui chatouille ses narines, et elle s'y love presque Alisha, c'est comme une caresse qui effleurait ses reins, mais là c'est la grande évasion de  Faye qui irradie son parfum dans son échappé. Alisha eut alors un léger rire, rire qui ricochait contre les chaires et glissait sur le plat de la langue. Rire qui vint mourir sous l'indécence d'un sourire étreignant l'ombre de ses iris, parce qu'une fois qu'on s'abandonnait aux excès, on s'y perdait, et on ne pouvait plus faire semblant de ne pas les voir.  

Elle eut une exclamation joyeuse lorsque la demoiselle lui désigna la bouteille de bourbon. Cette perspective s'avérait tellement plus intéressant que n'importe qu'elle tasse de thé. Ce n'est pas vraiment un signe de dédain envers les attention de son hôtesse. Plutôt une basse provocation. Mais ça lui ferait mal que les soubresauts qui agitaient son palpitant disparaissent, la pauvre chérie. Ces étreintes là n'avaient pas de prix.

▬ Là tu me parles.

Mademoiselle ne prit pas la peine d'enregistrer la suite. Elle abandonna le confort de son assise et saisit la bouteille ambrée avec un haussement de sourcil entendu. Tandis que ses doigts s'employaient à déboucher le nouvel objet de ses attentions, elle revint s'asseoir en tailleurs sur le canapé et contempla Faye. Un sourire taquin, soudainement. Et mademoiselle fait mine de tendre la boisson à sa comparse avant de la ramener jusqu'à ses lèvres et en boire une longue gorgée. - Encore, elle rit, ses doigts entortillant une mèche rebelle autour de son index.

▬ Suis-je bête, peut-être que tu en voulais?

Elle incline sa tête, dans ce qui semble être un délicat signe d'intérêt. Prends une gorgée d'alcool. Puis, elle se penche un peu plus, ses lèvres embrasse la jeune femme, lui transmettant la morsure de l'alcool, étreinte au goût de bourbon, aux saveurs de fumé. Son regard est presque une  invitation à faire des bêtises, mais elle se contente de se reculer une nouvelle fois, lui soufflant quelques mots.

▬ Mais sans doute préférerais-tu un verre.

Un sourire en coin, et une naïade sauvage faisait mine de se lever pour lui apporter le récipient désiré.

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